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Accident de motoneige

Un enfant de six ans meurt dans un accident de motoneige

Le Montréalais de six ans a été frappé par sa tante alors qu’il jouait derrière le chalet de ses parents

FD-BAMBIN LANTIER
Photo agence qmi L’impact entre la motoneige de la tante et celle de son neveu n’a laissé aucune chance au garçon de six ans, qui a succombé à ses blessures.

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Un enfant de six ans qui jouait au chalet de ses parents dans les Laurentides est décédé hier après avoir été frappé par la motoneige conduite par sa tante.

L’enfant était sur une motoneige de format miniature, en haut d’une pente, derrière le chalet situé à Lantier, près de Sainte-Agathe-des-Monts.

Sa tante montait la même pente et les deux véhicules sont entrés en collision. La femme n’a pas vu son neveu, selon la Sûreté du Québec.

La jeune victime, originaire de Montréal, portait un casque, mais la force de l’impact ne lui a laissé aucune chance. Le jeune a succombé à ses blessures à l’hôpital, tandis que sa tante a été traitée pour un choc nerveux.

Vision d’horreur

Roméo Doucet, un voisin, a été témoin du drame. Il s’est rendu sur les lieux après avoir entendu des cris stridents.

«Au début, je croyais que c’était simplement les cris des enfants qui jouaient, mais après j’ai vu l’ambulance arriver et c’est là que j’ai compris que j’avais plutôt entendu les cris de détresse des parents et de la tante», dit-il, encore sous le choc.

Sa conjointe, Lucie England, a assisté la mère du garçon lorsque le petit corps a été embarqué dans l’ambulance.

«Je voyais la douleur sur son visage, raconte-t-elle en pleurant. Elle s’est mise à genou, elle tremblait comme une feuille. Je l’ai prise dans mes bras pour la consoler. Elle faisait pitié.»

Pour Mme England, il n’y a rien de pire que les accidents qui touchent les enfants.

«Ça m’a fendu le cœur de voir un aussi petit corps inanimé sur une civière. Je n’avais jamais rien vu d’aussi horrible», a-t-elle dit, la larme à l’œil.

Famille unie

Selon ces mêmes voisins, les parents du jeune posséderaient une maison dans l’ouest de Montréal. Depuis quelques années, ils seraient propriétaires de ce chalet des Laurentides auquel ils venaient passer les fins de semaine.

Le père et la mère du petit seraient aussi parents de deux autres enfants. Ils partageraient souvent leur chalet avec la tante impliquée dans l’accident et son conjoint.

«C’est une belle famille unie, a dit, ému, Roméo Doucet. Ce sont de très bons parents, prudents. Ils n’ont rien à se reprocher, ce n’est qu’un bête accident.»

Plusieurs proches se sont rendus au chalet, hier après-midi, pour soutenir les membres de la famille éplorés par cette tragédie. Sous le choc, aucun d’entre eux n’a voulu s’adresser au Journal.

 

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