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Fiston (2/5)

« Rire des choses graves»

Film de Pascal Bourdiaux Avec Franck Dubosc, Kev Adams et Valérie Benguigui

Film de  Pascal Bourdiaux Avec Franck Dubosc, Kev Adams et Valérie Benguigui
Photo courtoisie

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La réaction que vous éprouverez lors du visionnement de Fiston de Pascal Bourdiaux (Le Mac) – qui en est à son second long-métrage – dépendra de l’endroit où vous vous situez dans le spectre des comédies romantiques.

La réaction que vous éprouverez lors du visionnement de Fiston de Pascal Bourdiaux (Le Mac) – qui en est à son second long-métrage – dépendra de l’endroit où vous vous situez dans le spectre des comédies romantiques.

Au centre de ce film sur l’amour impossible, l’amour filial et le choc des générations se trouvent deux humoristes: Franck Dubosc (Antoine), celui qui a tout conquis, et le jeune Kev Adams (Alex), qui nécessite cruellement ses conseils. Mais qui a besoin de qui en fin de compte?

Dubosc, qui tire tout de même bien son épingle du jeu, n’en est pas à son premier film (il a reçu des prix citron – des Gérard en France – à quelques occasions). Pour Kev Adams, moins connu de ce côté-ci de la francophonie, il s’agit d’un premier grand rôle au cinéma pour ce presque gamin de 22 ans qui a déjà deux one-man-show et une série télé (Soda) sous la ceinture.

Leçons de séduction

Adolescent amoureux de Sandra, qu’il dessine depuis l’âge de cinq ans, Alex souffre d’être totalement invisible aux yeux de celle qu’il aime. Que faire? Une rencontre fortuite avec un professeur lui met la puce à l’oreille: il a maintenant le nom d’un homme qui a autrefois séduit la mère de celle-ci, Antoine, qui vit maintenant reclus dans une fermette. Alex s’y rend et finit par le convaincre de lui donner des leçons de séduction. Ce qui était bon pour la mère devrait être bon pour la fille, non? Ne répondez pas…

Et c’est parti. Affrontements générationnels: «C’est qui Édith Piaf?» «C’est quoi Twitter ?» Tout y passe. Et on se rend bien compte, en déambulant­­ sur le chemin parfois difficile des scènes qu’on voit venir, que l’ado éploré a moins besoin du vieux que l’inverse et qu’il se cachait des buts moins honorables dans tout ce flot de bonnes intentions.

On connaît la finale au tiers du film, mais il ne s’agit tout de même pas de Memento ou de The Usual Suspects alors… On est en face d’une comédie de situation qui, de l’aveu du réalisateur, tente de «rire de choses graves» comme la différence, l’absence de communication, les difficultés de la vie adolescente, la solitude.

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