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Belœil | Intimidation

Deux filles accusées d’une attaque filmée sur un ami

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Les deux adolescentes de Belœil qui ont joué les dures à cuire en se filmant avec fierté alors qu’elles tabassaient un ami, devront faire face à des accusations criminelles.

La vidéo de l’agression a généré des milliers de clics hier sur le web.

Alertés par des internautes, les policiers de Belœil ont réagi rapidement et ont retracé les jeunes fautives.

«Toute la journée, les adolescentes ont été interrogées, pour finalement être convoquées devant le tribunal de la jeunesse», a dit Pierre Tremblay, de la Régie intermunicipale Richelieu-Saint-Laurent.

« Je veux qu’il saigne »

Elles devraient comparaître aujourd’hui, au palais de justice de Saint-Hyacinthe, pour répondre à des accusations de voies de fait et d’incitation à commettre un crime.

Les propos qu’on pouvait entendre sur la bande-vidéo étaient «de la pure intimidation», selon Jasmin Roy, qui possède une fondation à son nom pour dénoncer ce fléau chez les jeunes.

«Casse-lui la gueule! Je veux qu’il saigne de partout», pouvait-on entendre sur les images tournées derrière le mail Montenach, un centre commercial de Belœil.

Pendant que l’une des filles frappait le garçon à coups de poing et de pieds, l’insultait et lui crachait au visage, l’autre filmait la scène et y prenait visiblement plaisir.

Pas de remords

«Je vais lui péter la gueule!», criait l’une d’elles, avec rage, pendant que le jeune homme les suppliait d’arrêter.

L’autre fille, riant aux éclats, a même demandé à son amie d’échanger les rôles. Celle qui filmait a donc pris le relais et roué de coups à son tour le jeune, qui ne se défendait pas.

La vidéo a été retirée du web hier, mais des extraits demeurent disponibles et continuent de créer de vives réactions.

Hier, l’une des accusées a mentionné sur sa page Facebook n’avoir aucun remords.

«Il le méritait, il m’a traitée de salope. Vous ne connaissez pas toute l’histoire», se défendait-elle.

Une autre adolescente, qui connaît bien les trois personnes impliquées, a confié au Journal avoir trouvé les gestes posés démesurés.

«C’est du gros n’importe quoi cette vidéo-là, a dit, désemparée, la jeune qui a tenu à garder l’anonymat. Ce n’était vraiment pas nécessaire d’humilier ce gars-là.»

Selon cette dernière, l’une des intimidatrices connaissait très bien le garçon en question, qu’elle avait rencontré par le biais d’amis communs, en janvier dernier. Depuis, ils étaient «inséparables».

Sur Facebook, on peut même voir une photo d’eux qui date de fin janvier, sous laquelle il est écrit: «Je sais pas se que je ferais sens toi, je tien énormément a toi, meme si je dit des connerie, ou même si des fois je suis méchante avec toi [sic].»

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