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Le Jell-O est pris

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Je suis allée faire un tour cette semaine au congrès de l’Association québécoise des troubles d’apprentissage, l’AQETA. En écoutant le deuxième débat des chefs, j’ai eu une pensée pour tous les professeurs, directeurs d’école, universitaires et professionnels qui y ont participé. Pas sûre du tout que le débat de cette semaine ait rejoint leurs nobles préoccupations. Que l’éducation semble loin dans les priorités des chefs de parti!

Je suis allée faire un tour cette semaine au congrès de l’Association québécoise des troubles d’apprentissage, l’AQETA. En écoutant le deuxième débat des chefs, j’ai eu une pensée pour tous les professeurs, directeurs d’école, universitaires et professionnels qui y ont participé. Pas sûre du tout que le débat de cette semaine ait rejoint leurs nobles préoccupations. Que l’éducation semble loin dans les priorités des chefs de parti!

Pourtant, après ce deuxième débat, nous pouvons affirmer que «le Jell-O est pris». Tous les enjeux de la présente campagne électorale sont sur la table. Qu’ils vous plaisent ou pas. L’éducation n’en fait peut-être pas partie, à votre grand désespoir, mais cela ne changera pas. Vous avez tout en main pour aller voter par anticipation dimanche et lundi.

Les analystes ont affirmé que François Legault avait bien fait lors du débat de TVA. Pourtant, cela ne change rien. Nous sommes toujours devant quelqu’un qui n’a pas su réunir une équipe digne de diriger le Québec. Il ne peut pas être à lui seul le premier ministre, le ministre des Finances, de la Santé, de l’Éducation et de l’Économie. Il présente la plus faible équipe de toute l’histoire de l’ADQ/CAQ. En fait, à la conclusion du débat, il n’a pas démontré aux Québécois qu’il avait l’étoffe d’un premier ministre. François Legault aura plutôt démontré qu’il avait le talent pour succéder à Pierre Bruneau et poser de bonnes questions!

Le référendum

Ça nous ramène donc au choix qui était devant nous avant le débat. Parti libéral du Québec ou Parti québécois? Pour ma part, je suis certaine que, si elle devait être la première ministre d’un gouvernement majoritaire, Mme Marois n’aura d’autres choix que de préparer rapidement un référendum en début de mandat.

Tous les autres chefs du Parti québécois qui ont tenté de gagner du temps en invoquant les conditions gagnantes, ou autres formules pour endormir les Québécois, ont été dévorés par leurs militants pressés. Et ce n’est pas une incantation comme «il n’y aura pas de référendum... si les Québécois n’en veulent

pas» qui calmera leurs ardeurs. Ils sont nombreux, les Péladeau, Lisée, Duchesne, Drainville, à souffler dans le cou de Mme Marois et à exiger que la phrase clé devienne:

«Il y aura un pays... parce que les péquistes le veulent!»

Et Mme Marois nous le répète: elle est surtout déterminée à ne pas se laisser dévorer.

Publicités négatives

Un autre indice que le «Jell-O est

pris» est l’arrivée en ondes de publicités négatives. Quand de telles campagnes publicitaires, peu importe de quel parti politique elles proviennent, tiennent lieu et place à un discours politique intelligent et constructif, porteur d’espoir et de confiance, nous pouvons conclure que tout a été dit dans cette campagne.

Alors, congressistes de l’AQETA, n’attendez plus que l’on vous parle d’éducation au cours de cette élection. Vous pouvez aller voter cette fin de semaine par anticipation. Le «Jell-O est pris».

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