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Gaétan Barrette

Gaétan Barrette a touché le gros lot en quittant la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec

Gaétan Barrette
Photo Agence QMI, Maxime Deland

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Le candidat libéral Gaétan Barrette a touché une indemnité de départ de 1,2 M$ lorsqu’il a quitté la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) pour faire le saut en politique, a appris Le Journal.

Le candidat libéral Gaétan Barrette a touché une indemnité de départ de 1,2 M$ lorsqu’il a quitté la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) pour faire le saut en politique, a appris Le Journal.

Candidat certain au poste de ministre de la Santé dans un éventuel gouvernement libéral, le Dr Barrette refuse de dire s’il serait à l’aise de négocier avec le syndicat de médecins qu’il a présidé pendant plus de sept ans.

«Au moment où on se parle, je suis candidat pour le Parti libéral dans la circonscription de La Pinière et je n’ai aucune promesse d’opposition ou de gouvernement libéral, alors je vais commencer par me faire élire», a-t-il répété, en entrevue hier avec Le Journal.

Gaétan Barrette soutient que son chef, Philippe Couillard, est au courant de cette indemnité payée par les cotisations des spécialistes. «Le parti est tout à fait au courant de ça et évidemment, ceux qui vivent dans un monde économique normal savent que ce genre de choses là existe», insiste-t-il.

Explosion des salaires

Près de 40 % de l’augmentation des dépenses en santé est consacrée à la hausse salariale des médecins, qui obtiennent ainsi près de 500 millions $ de plus par année. Le PQ avait déjà annoncé son intention de rouvrir l’entente signée en 2009 pour étaler sur une plus grande période les augmentations prévues.

Si Philippe Couillard a dit qu’il ne reviendrait pas sur la signature de l’État, son candidat Gaétan Barrette ne l’a pas exclu, il y a quelques jours.

À la FMSQ, on est serein devant la perspective de faire face à un ministre de la Santé qui se nomme Gaétan Barrette. On ne s’attend nullement à être favorisé, au contraire.

«Le Dr Barrette a occupé un poste à la fédération, il l’a occupé à 100 %. S’il est ministre de la Santé, il va être ministre de la Santé à 100 %», précise au Journal Nicole Pelletier, porte-parole de la fédération.

La relationniste indique que l’indemnité de départ de plus d’un million de dollars n’y changera rien. «Le Dr Barrette, comme ses prédécesseurs et comme ses successeurs, a droit à une indemnité de départ. C’est une formule qui est connue par les gens qui dirigent la fédération, les délégués, qui sont des représentants de toutes les spécialités médicales.»

PKP

Selon elle, si un président d’un ordre professionnel ne peut faire le saut en politique, personne ne peut le faire. «Prenons l’exemple de Pierre Karl Péladeau, va-t-il ne jamais pouvoir parler aux journalistes parce qu’il est le boss d’un conglomérat médiatique?» signale-t-elle. Candidat péquiste de Saint-Jérôme, PKP est l’actionnaire de contrôle de Québecor, propriétaire du Journal.

Gaétan
Barrette
Gaétan Barrette a été élu président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) le 16 novembre 2006.
Il a démissionné le 5 mars 2014 pour se présenter comme candidat libéral dans la circonscription de La Pinière.
La formule de calcul de la prime de départ des présidents de la FMSQ n’est pas publique, mais est votée par les délégués représentant toutes les spécialités médicales.
Gaétan Barrette n’est pas le seul candidat de cette campagne électorale à avoir quitté la présidence d’un ordre ou d’un syndicat professionnel pour la politique.
La candidate péquiste Diane Lamarre était jusqu’à tout récemment la présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Selon son association, elle n’a pas reçu d’indemnité de départ.
Le candidat péquiste Daniel Lebel présidait pour sa part l’Ordre des ingénieurs du Québec. Selon son association, il n’a pas reçu d’indemnité de départ.
Par le passé, le Collège des médecins a déjà octroyé une indemnité de départ au président sortant Yves Lamontagne, l’équivalent d’un an de salaire. À l’Ordre, on dit qu’il n’y a pas de règles préétablies pour les indemnités de transition, que c’est «au cas par cas».
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