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Le repêchage (3/5)

Le temps qui compte

Film de Ivan Reitman. Avec Kevin Costner et Jennifer Garner.

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TORONTO | Pour les amateurs inconditionnels de football, le film Le repêchage aura l’effet d’un touché. Or, les non-initiés y trouveront aussi leur compte.

TORONTO | Pour les amateurs inconditionnels de football, le film Le repêchage aura l’effet d’un touché. Or, les non-initiés y trouveront aussi leur compte.

Je le sais, car je ne suis pas la ligue nationale de football américain (NFL) et j’ai pourtant aimé Le repêchage en qualité de drame romantique léger, rapide et efficace avec un thème sportif crédible.

Le repêchage est le fruit du travail du producteur-réalisateur canadien Ivan Reitman, plus connu pour ses deux films S.O.S. Fantômes (un troisième est à venir). Comme toujours, Reitman livre un long-métrage dans les règles de l'art, sans ornementations superflues, excepté la technique un peu datée de l’écran séparé. Cette approche correspond exactement à la recette qui convient à ce film hollywoodien: simplicité, sobriété, ancré dans le réel avec une histoire livrée par des acteurs de choix.

Kevin Costner tient le rôle principal du dirigeant de la triste équipe des Browns de Cleveland. Désireux de contenter son propriétaire trop anxieux (Frank Langella), sa mère récemment veuve (Ellen Burstyn) et sa petite amie «secrète», mais désormais fâchée (Jennifer Garner), Costner décide de prendre d’incroyables risques durant le repêchage – des échanges follement ambitieux qui provoquent des démêlés avec le propriétaire de l’équipe, les «fans», sa mère et l'entraîneur fort en gueule (Dennis Leary). Seule Jennifer Garner lui apportera son soutien tout en restant contrariée par la manière dont il fuit ses problèmes relationnels.

Honnête

Fondamentalement, le film gravite autour du personnage de Costner qui jongle entre sa vie privée et sa vie publique alors que le temps s’égrène littéralement sous nos yeux. Reitman montre à plusieurs reprises le compte à rebours à l'écran avec l’écoulement des heures, des minutes, puis des secondes avant le début du repêchage. L'horloge souligne les risques et les rebondissements de l’intrigue.

Kevin Costner soutient le film avec un mélange de charme discret, de colère, et de crises d’ego, donnant l’illusion qu’il est réellement dirigeant d'une équipe de football. Comme pour le film de baseball Moneyball: l’art de gagner, Le repêchage entraîne le public au plus profond du sport. Les scénaristes Scott Rothman et Rajiv Joseph ont évidemment fait leurs recherches, le film semble honnête.

L’aspect romantique est simpliste, mais Costner et Garner partagent une belle chimie et nous voulons les voir se sortir de cette crise. Leary et Langella sont convaincants en entraîneur odieux et propriétaire indiscret, Chadwick Boseman et Arian Foster sont bons dans leurs rôles de potentiels repêchés du premier tour.

 

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