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Ski de fond

Alex Harvey au centre d’un remue-ménage

L’équipe canadienne a engagé un nouvel entraîneur national, parmi de nombreux changements

Alex Harvey
Didier Debusschère/Journal de Québec Des efforts seront mis dans la qualité des skis d’Alex Harvey depuis ses déboires à Sotchi. «Durant les dernières années, j’ai travaillé beaucoup sur la constance physique pour ne pas avoir trop de fluctuations. Maintenant, la dernière petite touche à mettre, c’est dans la constance dans l’équipement», dit-il.

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La débâcle de l’équipe canadienne de ski de fond à Sotchi a provoqué des changements: nouvel entraîneur national, arrivée et départ dans le groupe de farteurs et «skieurs d’essai» attitrés à Alex Harvey.

Le bilan dressé par les dirigeants de Ski de fond Canada, la semaine dernière à Canmore, a débouché sur certaines mesures qui seront mises de l’avant, à commencer par l’embauche de l’entraîneur norvégien Tor Arne Hetland.

Un «plus» en tactiques

Hetland, dont le contrat comme entraîneur des sprinteurs dans l’équipe de Suisse n’a pas été renouvelé, remplacera Justin Wadsworth, qui oeuvrait comme entraîneur-chef de l’équipe canadienne durant le dernier cycle olympique. Wadsworth dirigera dorénavant l’Alberta World Cup Academy, pendant dans l’Ouest du Centre national d’entraînement Pierre Harvey.

Spécialiste du sprint, Hetland avait remporté les trois titres individuels les plus convoités de cette discipline individuelle avant de se convertir en entraîneur après sa retraite en 2009: champion mondial en 2001, champion olympique à Salt Lake City et gagnant du globe de cristal en 2005.

«Ça pourra nous servir sur le plan des tactiques. Il était un maître là-dedans. En fin de carrière, même quand il n’avait plus la vitesse, il gagnait encore des courses parce qu’il savait prendre des décisions au bon moment en situations de course», dit de lui Alex Harvey.

«Toute nouveauté qui peut nous arriver fera d’Alex un meilleur skieur», interprète l’entraîneur Louis Bouchard, pour qui rien ne changera dans son association avec le skieur québécois.

Farteur italien

«On a appris de Sotchi», nous dira quelques fois Alex Harvey en commentant cette réorganisation de l’équipe canadienne. Il faisait notamment allusion à l’épisode houleux du mauvais fartage, fait saillant des déboires durant la première semaine des Jeux.

Le départ du farteur québécois Sasha Bergeron, motivé par des raisons familiales, a mené à l’embauche d’un Italien qui travaillait pour l’équipe de Coupe du monde du Japon. L’intérêt à l’endroit de ce technicien réside dans son expertise développée dans les conditions de neige autour du point de congélation, terrain sensible durant les épreuves en style classique qui a causé le malheur des Canadiens à Sotchi.

«Il faut l’avouer: il y a des journées (durant la saison) où on avait le meilleur équipement, concède Harvey. Au Tour de ski, par exemple, quand j’ai fini premier et Devon (Kershaw) deuxième, c’est parce qu’on avait les meilleurs skis, cette journée-là. Mais il y a d’autres jours où on s’est carrément planté à cause des skis. Ce sont ces journées-là qu’il faut éliminer.»

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