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Hockey

Les Marquis redoutent le Colisée Cardin

Les hommes de Lygitsakos s’y sont déjà inclinés 5 fois à leurs 7 dernières visites

À l’image de son équipe, le gardien des Marquis Pier-Olivier Pelletier livre une performance éclatante depuis les débuts des séries.
Photo d’archives, roger gagnon À l’image de son équipe, le gardien des Marquis Pier-Olivier Pelletier livre une performance éclatante depuis les débuts des séries.

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En avance 2-0 face à Sorel-Tracy, Dean Lygitsakos redoute une remontée des Éperviers.

En avance 2-0 face à Sorel-Tracy, Dean Lygitsakos redoute une remontée des Éperviers.

Il y a de ces amphithéâtres que les équipes redoutent. Le Colisée Cardin de Sorel-Tracy revêt cette réputation de maison hantée pour les Marquis de Jonquière, qui s’y sont inclinés cinq fois lors des sept dernières occasions.

«En sautant sur la glace au deuxième match, on a senti qu’on n’était pas les bienvenus, raconte Dean Lygitsakos. À l’étranger, on doit faire face à deux aspects importants: l’intimidation de la foule à notre égard, et son encouragement envers l’équipe locale.»

Avec sa logique habituelle, le pilote des Marquis ne voit rien d’inespéré dans l’avance de son équipe en demi-finale.

«Il n’y a pas 1000 scénarios possibles, soit tu mènes 2-0, soit tu tires de l’arrière 2-0, soit la série est égale, lance-t-il. Mais ça peut changer extrêmement vite, il y a loin de la coupe aux lèvres.»

Les Marquis n’ont pas oublié la remontée des River Kings en première ronde.

«Nous sommes un club qui apprend de ses erreurs, assume Lygitsakos. Le processus d’apprentissage passe par l’échec. La série contre Cornwall nous a servi toute une leçon et je crois fermement que nous l’avons bien assimilée.

Le facteur Pelletier

Imposant entre ses poteaux, le cerbère des Marquis Pier-Oliver Pelletier joue un rôle essentiel dans les succès de son équipe. Le gardien a livré une performance sans taches dimanche avant d’être retiré préventivement à la dernière minute de la rencontre. Décision judicieuse: quelques secondes plus tard, le train John «Nasty» Mirasty se ruait sur le gardien auxiliaire Frédéric Piché.

Pas que Pelletier soit aisément intimidé. Du haut de ses 6 pieds 2 et 210 livres, il n’hésite pas à user de son gabarit pour refuser toute ouverture à l’adversaire.

«Avec des matchs plus rapprochés en séries, c’est dur d’avoir les réflexes aussi aiguisés, ajoute le sympathique gardien. Je m’adapte, et je joue la rondelle plus que les joueurs. Je profite aussi du fait que certains patineurs sont fatigués parce que surutilisés.»

Dean Lygitsakos accorde toute sa confiance à son portier.

«Il est complètement dominant depuis le début des éliminatoires. Il corrige nos petites erreurs, on sait qu’il assure nos arrières.»

Son rendement est rassurant, mais Pier-Olivier Pelletier refuse de verser dans l’excès de confiance.

«On joue bien, mais on est loin d’être les favoris pour gagner la Coupe, conclut-il. Si je n’étais pas un joueur, j’aurais de la misère à gager sur l’équipe championne!»

La guerre entre les Marquis et les Éperviers se poursuit ce soir au Palais des Sports.

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