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Je veux un ministre à la Productivité!

Nous devons donc soutenir nos PME pour qu’elles s’adaptent rapidement à l’économie mondiale

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Alors que nous dégusterons nos chocolats de Pâques tout en profitant d’un long week-end de congé, le premier ministre et ses principaux conseillers passeront les prochains jours à trimer dur pour finaliser la composition du futur conseil des ministres. J’en profite pour leur faire un message: je veux un ministre à la Productivité! Le Québec en a besoin.

Alors que nous dégusterons nos chocolats de Pâques tout en profitant d’un long week-end de congé, le premier ministre et ses principaux conseillers passeront les prochains jours à trimer dur pour finaliser la composition du futur conseil des ministres. J’en profite pour leur faire un message: je veux un ministre à la Productivité! Le Québec en a besoin.

Philippe Couillard a pris l’engagement de nommer un ministre délégué aux PME. Très bonne idée. Il est bon de rappeler que l’économie et les emplois sont la priorité des Québécois. Mais la vision de M. Couillard serait encore plus complète et stratégique s’il décidait de nommer ce ministre délégué aux PME et à la Productivité.

Un des enjeux les plus criants de l’économie québécoise est la question de la productivité. Et c’est particulièrement vrai chez nos PME qui affichent un retard certain par rapport à la productivité des grandes entreprises et surtout par rapport à celles de nos voisins de l’Ontario. Rappelons que, au Québec, la part du secteur manufacturier prend une plus grande place dans notre richesse commune qu’aux États-Unis. Les manufacturiers de toutes les régions du Québec sont responsables de 88 % de nos exportations. Ils sont déterminants pour notre avenir. La France a maintenant son ministre au redressement productif. Nous méritons notre ministre à la Productivité.

Investissements

On parle de quoi au juste quand on parle de productivité? Laissons tomber les grandes théories. La mesure est simple. C’est le niveau d’investissements en machines et équipements. On doit donc s’inquiéter quand on apprend que ce type d’investissements faits par les PME a diminué de 30 % entre 2000 et 2012. L’achat de machines et d’équipements ne représente que 8 % de tous les investissements non résidentiels en 2012. C’est famélique. C’est honteux.

Nous devons donc soutenir nos PME pour qu’elles s’adaptent rapidement à l’économie mondiale, pour qu’elles se dotent des technologies de pointe, pour qu’elles favorisent la robotisation et l’automatisation dans leurs procédés de fabrication, qu’elles soient en lien avec les grands donneurs et présentes dans les chaînes d’approvisionnement internationales.

Mandat

Lorsque le premier ministre nomme un ministre, il lui remet solennellement une lettre décrivant son mandat. Voici un extrait de la lettre que j’aimerais que le futur ministre aux PME et à la Productivité reçoive: «Cher collègue, vous devrez défendre avec ardeur les PME et le secteur manufacturier. Vous êtes le garant de leur productivité. Vous veillerez à ce que tous les moyens soient en place pour encourager leurs investissements en machines et équipements d’automatisation. Vous établirez les liens entre les PME et les grands donneurs d’ordres, notamment entre les équipementiers du Québec et les développeurs du Plan Nord. Pour réaliser votre mandat, vous prendrez appui sur la créativité de nos entrepreneurs, sur leur sens de l’innovation, sur la qualification des travailleurs québécois et sur notre réseau performant d’enseignement supérieur et de recherche. Je sais que vous relèverez avec brio ce défi essentiel pour la prospérité du Québec et le maintien de notre richesse collective. Grâce à notre gouvernement, les Québécois demeureront encore et toujours un peuple de fiers exportateurs.»

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