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L’amphithéâtre, tout un joujou !

Le manque d’espace, c’est le gros défaut du Centre Bell à Montréal. À première vue, ce ne sera pas le cas ici à Québec.

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Difficile pour moi de ne pas redevenir un petit gars en entrant dans le chantier du nouvel amphithéâtre.

Difficile pour moi de ne pas redevenir un petit gars en entrant dans le chantier du nouvel amphithéâtre.

Même en le regardant avec mes yeux de payeur de taxes de la Ville de Québec, impossible de ne pas être impressionné même si les travaux ne sont réalisés qu’à 35 %.

Première chose qui saute aux yeux en entrant à l’intérieur de la structure: l’espace.

En parcourant les corridors derrière les estrades, on s’imagine déjà circuler à travers les concessions et les bars sans être obligés de se marcher sur les pieds.

L’ouverture des coursives sur 360 degrés qui permettra de suivre le match semble aussi réussie.

Le manque d’espace, c’est le gros défaut du Centre Bell à Montréal. À première vue, ce ne sera pas le cas ici à Québec.

Dans l’enceinte, la proximité des estrades avec la patinoire est aussi un atout majeur. Même dans la section des balcons, le spectateur n’aura pas l’impression d’être à des kilomètres de l’action.

DÉMOLIR LE VIEUX

Il y a de l’espace à l’intérieur, mais c’est tout le contraire à l’extérieur de la bâtisse. La Ville devra trouver une solution pour ajouter des espaces de stationnement aux 4200 déjà prévus.

Contrairement au TD Garden à Boston ou au Air Canada Center à Toronto, notre amphithéâtre n’est pas situé au centre-ville.

Ce qui veut dire que l’écrasante majorité des spectateurs vont s’y déplacer en voiture.

Démolir le vieux Colisée devient donc presque incontournable et pas seulement pour les coûts d’entretien.

Si les Remparts finissent par s’entendre avec Québecor pour un bail dans le nouveau «building», il ne se passera plus grand-chose dans le vénérable amphithéâtre déjà déserté par les artistes.

Vrai que le bâtiment marqué par les exploits de Jean Béliveau, Guy Lafleur et Peter Stastny peut avoir une certaine valeur historique.

Mais si le Yankee Stadium original est passé sous le pic des démolisseurs au cours des dernières années, il faut savoir tourner la page nous aussi à Québec.

ÇA VA PRENDRE UNE ÉQUIPE

Tout ce qui est impressionnant du nouvel amphithéâtre pourrait devenir plutôt embarrassant si, dans sept ou huit ans, la LNH ne s’y est toujours pas installée.

Difficile de savoir ce que les gouverneurs de la ligue et Gary Bettman pensent vraiment du marché de Québec actuellement.

Le leader du projet est parti faire de la politique, mais la ligue brasse déjà de grosses affaires avec l’entreprise dont il est encore le principal actionnaire.

Pas certain que les difficultés rencontrées pour la construction d’un aréna à Seattle représentent vraiment un avantage pour Québec.

Logiquement, la ligue préférera certainement faire une expansion à deux équipes en même temps.

Au même moment, les Panthers de la Floride semblent presque en voie d’extinction à Sunrise.

En visitant l’amphithéâtre mardi dernier, j’ai eu une pensée pour les partisans de Winnipeg. Ils nous ont montré la marche à suivre et prouvé que la patience était de mise avant de célébrer.

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