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Daniel Johnson

Conflit d'intérêts avec le PLQ ?

Le président du comité de transition du PLQ est aussi administrateur de firmes qui veulent des contrats publics

Quebec, Assemblee nationale
photo d’archives Alors qu’il préside le comité de transition du nouveau gouvernement de Philippe Couillard (à gauche), Daniel Johnson est également administrateur et actionnaire de Bombardier, qui a l’inten­tion de faire du lobbying auprès des ministres.

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L’ancien premier ministre libéral Daniel Johnson, qui aide Philippe Couillard à mettre en place son cabinet ministériel, travaille en parallèle pour deux grandes entreprises qui ont l’intention d’obtenir des contrats publics.

L’ancien premier ministre libéral Daniel Johnson, qui aide Philippe Couillard à mettre en place son cabinet ministériel, travaille en parallèle pour deux grandes entreprises qui ont l’intention d’obtenir des contrats publics.

M. Johnson préside bénévolement le comité de transition du gouvernement libéral majoritaire élu le 7 avril dernier.

À ce titre, il chapeaute une petite équipe qui recommande, par exemple, combien de ministères seront nécessaires, si des responsabilités doivent être regroupées et comment faciliter la transition entre le nouveau conseil des ministres et les hauts fonctionnaires.

«Il faut trouver les meilleures personnes disponibles pour le travail qu’il y a à faire», a-t-il déclaré le 9 avril dernier, à l’entrée du premier caucus libéral post-élection.

En parallèle, Daniel Johnson est membre du conseil d’administration de la multinationale québécoise Bombardier inc. depuis 1999. Il possède également près de 150 000 actions différées de l’entreprise, qui valent plus d’un demi-million de dollars, selon le plus récent rapport annuel de la firme.

Gros contrats

Or, selon des inscriptions au Registre des lobbyistes, plusieurs hauts gradés de Bombardier inc. entendent faire pression auprès des futurs ministres pour obtenir notamment des contrats pour le métro de Montréal, le réseau de train de banlieue et le programme d’avions CSeries.

Laurent Beaudoin, le président de Bombardier, est également derrière le projet de construction de la supercimenterie de Port-Daniel, en Gaspésie, qui pourrait bénéficier de centaines de millions de dollars en subventions de Québec.

Les liens entre l’organisateur libéral et des entreprises voulant faire affaire avec le prochain gouvernement vont plus loin. Johnson est aussi administrateur de l’entreprise de génie-conseil Exp.

Cette firme vient au troisième rang des firmes ayant obtenu le plus de contrats de services professionnels à exécution sur demande auprès du ministère des Transports du Québec (MTQ) entre 2006 et 2012.

Certains spécialistes en éthique considèrent que cette apparente proximité soulève des questions de nature éthique.

Intègre et transparent

Le PLQ, de son côté, n’y voit aucun problème, parce que l’ancien premier ministre ne nomme pas les membres du cabinet Couillard.

«Le rôle de M. Johnson est de proposer une structure administrative au premier ministre, qui lui, par la suite, va décider ce qu’il veut en faire. Le choix des ministres est un choix qui est strictement politique», explique le porte-parole de Philippe Couillard, Harold Fortin.

«Remettre en question sa transparence et son intégrité, c’est tout à fait inacceptable à notre point de vue», ajoute-t-il.


Philippe Couillard devrait dévoiler mercredi la composition de son conseil des ministres.

 
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