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Danse contemporaine

«La vie artistique doit être quotidienne» - Louise Lecavalier

Danse contemporaine
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Les spectacles qui attirent seulement quelques personnes sont tout aussi essentiels dans le paysage artistique que ceux qui remplissent les salles, affirme la danseuse et chorégraphe de danse contemporaine Louise Lecavalier. Il faut donc rivaliser d’astuces et de créativité pour savoir surmonter les manques de subvention et créer.

Les spectacles qui attirent seulement quelques personnes sont tout aussi essentiels dans le paysage artistique que ceux qui remplissent les salles, affirme la danseuse et chorégraphe de danse contemporaine Louise Lecavalier. Il faut donc rivaliser d’astuces et de créativité pour savoir surmonter les manques de subvention et créer.

«On est chanceux, on est bien reconnus, au Québec, comme étant des compagnies intéressantes et on est généralement assez subventionnés pour montrer notre travail ailleurs», souligne-t-elle.

Rencontrée dans le cadre de l’événement Québec Danse, une semaine d’activités de danse gratuites, cours et prestations qui ont lieu dans une dizaine de villes jusqu’au 29 avril, Louise Lecavalier pose un regard très positif sur le milieu de la danse.

Selon celle qui a par ailleurs remporté le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, il y a un mois, «manquer un peu de quelque chose, ça rend très créatif, et pas seulement en danse. Tu n’es pas obligé d’avoir des milliers de lampes pour éclairer ton spectacle. Si tu en as une vingtaine, tu peux sûrement faire quelque chose de génial quand même. Tu ne seras pas meilleur parce que tu as des milliers de lampes», illustre-t-elle.

Et si le financement manque, «il faut trouver d’autres moyens», soutient-elle.

Trace ADN

La danseuse signe cette année la Trace chorégraphique, un parcours de pas dessiné sur le sol devant la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, extrait de sa pièce So Blue, inspiré par le mouvement de deux serpents qui s’entrecroisent, symbolisant l’ADN. Une application mobile permet de voir, à travers son écran, Louise Lecavalier exécuter quelques croisés dans l’espace de la Trace ADN, à l’aide de la technologie de la réalité augmentée.

«La vie artistique doit être quotidienne, accessible et simple, termine-t-elle. C’est ce que l’événement fait, en créant des évènements spontanés un peu partout dans les villes.»

Pour la Journée internationale de la danse, le 29 avril, une foule éclaire («flash mob») réunissant une centaine de professionnels de la danse se produira sur l’esplanade de la Place des Arts, à 17 h. Détails sur le site de Québec Danse.

 

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