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Néz pour vivre

Faire un pied de nez au cancer

«Le nez de clown est un symbole tellement plus fort et rassembleur que la pitié»

Néz pour vivre
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier Marie-Ève Janvier, Alex Nevsky et Francine Laplante de Néz pour vivre

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Il y a à peine plus d’un an, Marie-Ève Janvier perdait son frère, et Alex Nevsky, un de ses meilleurs amis, Louis-Philippe Janvier, décédé d’une récidive fulgurante de cancer, à 26 ans. C’est entre autres en son honneur que la fondation Néz pour vivre organise le plus grand rassemblement de nez de clown, dimanche, afin de venir en aide aux jeunes adultes atteints de la maladie.

Il y a à peine plus d’un an, Marie-Ève Janvier perdait son frère, et Alex Nevsky, un de ses meilleurs amis, Louis-Philippe Janvier, décédé d’une récidive fulgurante de cancer, à 26 ans. C’est entre autres en son honneur que la fondation Néz pour vivre organise le plus grand rassemblement de nez de clown, dimanche, afin de venir en aide aux jeunes adultes atteints de la maladie.

Le plan de match était fait. Louis-Philippe lancerait une fondation destinée à soutenir les jeunes adultes entre 18 et 30 ans atteints­­ du cancer. Lui-même ayant été atteint­­ d’un cancer rhabdoïde dès ses

9 mois, Louis-Philippe s’impliquait déjà auprès de jeunes malades depuis un bon moment. Mais il n’a pas eu le temps de voir son projet se concrétiser, étant emporté par la maladie, revenue plus forte que jamais­­, un matin de février 2013.

C’est en accompagnant dans la mort de jeunes adultes, dont Louis-Philippe, que Francine Laplante, instigatrice et directrice de la fondation Néz pour vivre, a constaté le vide de soutien aux 18-30 ans atteints du cancer. Il allait de soi qu’elle poursuive le rêve du jeune homme.

«Dans le cas des cancers pédiatriques, de 0 à 18 ans, les structures sont en place, de par la présence du CHU Sainte-Justine, entre autres, explique Mme Laplante. Mais à partir de 18 ans et un jour, tout change. Plus rien ne se passe. Plus rien ne se fait. Il n’y a plus de soutien.»

Brandir le nez de clown

Dimanche, sur la Place des festivals, Néz pour vivre tiendra son premier événement, où le nez de clown deviendra un bouclier contre le cancer. Ils rêvent de réunir­­ 17 000 personnes et battre le record Guinness du nombre de gens portant un nez de clown en même temps.

Le but? Assister à la création d’un mouvement de masse. «On se rend compte que c’est une crainte qui dort chez toute ma génération, soutient Alex Nevsky. C’est simple, et c’est tellement beau. Le but, ce n’est pas d’y aller vers le bas, dans la tristesse. C’est vraiment de le faire dans la joie, avec le nez de clown qui est un symbole tellement plus fort et rassembleur que la pitié.»

Un spectacle gratuit sera donné sur place, mettant en vedette Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau, Alex Nevsky, Louis-Jean Cormier, Yann Perreau, Valérie Carpentier, Brigitte Boisjoli, Marie-Pierre Arthur et Émilie Janvier. «On va jouer des tounes qui bougent, ça va être le party», termine-t-il.

Réalité différente

Marie-Ève Janvier a été présente pour son frère à chaque étape de la maladie. «Il avait 26 ans. Il venait de se faire une blonde. Il parlait d’aller voyager. Tu as des rêves de jeune adulte. Tu parles de projet de famille et du jour au lendemain, tout ça s’arrête. Il disait «Je peux me battre seul maintenant». Mais à 18 ans ou à 25 ans, tu n’as pas la même réalité de vie qu’un adulte de 50 ans.»

Lorsque son frère a appris qu’il n’y avait plus rien à faire pour le sauver, il a confié à sa sœur qu’il aurait aimé parler à quelqu’un. «Mais la psychologue qui était là travaille habituellement­­ avec des gens beaucoup plus âgés que mon frère. Ce n’était pas adapté.»

«Avec Louis-Philippe, on a malheureusement pu confirmer qu’il y avait de grosses lacunes dans l’accompagnement des jeunes adultes malades, complète, Francine Laplante, qui reçoit depuis quelques semaines des courriels de jeunes adultes perdus face à la maladie. Du début de son diagnostic jusqu’au constat de son décès, ça a été le bordel de A à Z.»

Structure complète

Néz pour vivre vise à amasser dans sa première année 1,5 M$, puis 5 M$ en cinq ans. La fondation s’est lancé le défi de mettre en place une structure complète pour les jeunes adultes malades, dans un délai très court. Chaire de recher­ches médicales, soutien financier et psychologique­­ auprès de jeunes adultes atteints et éventuellement, un manoir pour les accueillir lorsqu’ils viennent recevoir­­ leur traitement sont dans les plans de la fondation.


L’événement aura lieu ce dimanche 4 mai sur la Place des festivals, dès 12 h 30, beau temps, mauvais temps. Chaque nez sera vendu sur place à 2 $.

Tous les détails sur nezpourvivre.com

 
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