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L’autre femme

Plaisir coupable

L'autre femme
photo courtoisie

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TORONTO | L’autre femme (v.f. de The Other Woman) est un plaisir coupable. Des films hollywoodiens aussi décousus, politiquement incorrects et idiots ne devraient pas être amusants à ce point. Mais c’est bel et bien le cas.

TORONTO | L’autre femme (v.f. de The Other Woman) est un plaisir coupable. Des films hollywoodiens aussi décousus, politiquement incorrects et idiots ne devraient pas être amusants à ce point. Mais c’est bel et bien le cas.

À première vue, l’intrigue signée Melissa Stack semble stupide: une femme écervelée (Leslie Mann) devient dingue quand elle découvre que son arrogant, riche et séduisant mari (Nikolaj Coster-Waldau) s’envoie en l’air avec deux femmes (Cameron Diaz et Kate Upton). Grâce à des rebondissements improbables, les trois deviennent les meilleures amies du monde. Et c’est à trois qu’elles feront front commun pour prendre leur revanche.

Le personnage de Coster-Waldau, un véritable salaud et un menteur, est censé représenter l’homme américain moderne. Les autres types dans le film sont là sans insuffler rien de positif ou de négatif. Même les bons gars, comme celui joué par Taylor Kinney.

Avec toute l’attention qu’on porte à Coster-Waldau, le produit final ressemble donc plus à un film où il fait bon de haïr les hommes. Plusieurs femmes, spécialement celles qui ont des rôles de soutien, sont présentées comme de totales idiotes qui succombent sur le champ à Coster-Waldau, comme s’il était le seul et unique bel homme qu’elles n’avaient jamais vu.

D’autre part, dans le premier tiers, celui qui sert à mettre en place l’intrigue, le comportement maniaque de Mann est vraiment drôle. Elle est brillante dans son interprétation du bouffon. Elle semble n’avoir aucune limite.

Curieusement, peut-être, Mann est même meilleure dans L’autre femme, plus qu’elle ne l’est dans les longs-métrages réalisés par son mari, Judd Apatow. La liberté que lui procure sa collaboration avec un autre metteur en scène – dans la présente, Nick Cassavetes – est donc tout à son avantage.

Loufoque

Cassavetes (Ma vie pour la tienne, Les pages de notre amour) présente le travail de Mann dès les premières scènes. Il laisse la caméra s’attarder sur elle longuement, en fait comme n’importe quel autre réalisateur ne le ferait.

Cela fait en sorte que certaines scènes sont inconfortables à regarder, mais très amusantes. Ça ne veut pas dire qu’on s’amuse au sujet de l’infidélité.

L’autre femme est une comédie loufoque avec des éclats de burlesque, quelques répliques bien senties et une mise en scène rafraîchissante.

  • L’autre femme (3/5)
Film de Nick Cassavetes
Avec Leslie Mann, Nikolaj Coster-Waldau, Cameron Diaz et Kate Upton.

 

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