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Justice | Jessie Bérubé

9 mois dans la collectivité pour Bérubé

L’ancienne avocate n’en a pas fini avec la justice puisqu’elle fait face à d’autres accusations

Quebec
Photo d'archives «Ce que je veux maintenant, c’est m’occuper de moi et de mon bébé», a affirmé hier l’ancienne avocate Jessie Bérubé, au palais de justice de Québec.

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Condamnée à neuf mois d’emprison-nement à purger dans la collectivité pour avoir entravé le cours de la justice, l’ancienne avocate Jessie Bérubé est loin d’en avoir fini avec les tribunaux puisqu’elle fait face depuis janvier à une accusation de méfait public et à une autre de bris d’ordonnance.

Les deux nouvelles accusations se sont produites dans le district d’Arthabaska, plus précisément à Victoriaville, le 23 octobre 2013.

Selon l’acte de dénonciation déposé contre la jeune femme de 31 ans qui est enceinte, le Directeur aux poursuites criminelles et pénales (DPCP) lui reproche d’avoir, «avec l’intention de tromper, amené un agent de la paix à commencer ou à continuer une enquête en rapportant qu’une infraction, soit: une agression sexuelle, avait été commise alors qu’elle ne l’avait pas été».

De plus, à la même date, le DPCP l’accuse d’avoir omis de se conformer à l’une de ses conditions, soit celle de «s’abstenir de consommer de l’alcool ou d’autres substances intoxicantes».

Regrets et remords

Pourtant, hier, avant que le juge Guy Lambert ne prononce la sentence, l’ancienne avocate a avoué avoir des «regrets et des remords» depuis le début des procédures judiciaires qui ont été entreprises contre elle, à Québec et Montmagny, en 2012, et être abstinente depuis ce temps.

«Ce que je veux maintenant, c’est m’occuper de moi et de mon bébé. J’ai lu beaucoup de livres sur la toxicomanie et, ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est une maladie», a-t-elle dit en touchant son ventre rond de six mois.

Rappelons qu’en plus d’avoir entravé le cours de la justice en suggérant à deux de ses anciens clients de se «trouver un alibi» et de «s’organiser avec quelqu’un de crédible» pour déjouer une enquête policière, Bérubé a eu en sa possession de la cocaïne et du cannabis. Pour cette infraction, elle a reçu une absolution conditionnelle et elle devra faire un don de 500 $ à la Villa Ignatia.

Incarcération

Lors des trois premiers mois de son incarcération, elle pourra quitter son domicile pour des raisons médicales ou encore pour déménager puisqu’elle a l’intention de retourner vivre dans le Bas-Saint-Laurent chez ses parents. Elle pourra aussi quitter sa maison pour «exécuter ses travaux compensatoires pour amendes impayées».

Pour les six mois suivants, comme elle sera logée chez sa mère, elle a obtenu la permission du Tribunal pour «venir voir le père de son enfant» à raison d’une fois par mois pour un maximum de trois jours.

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