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Les experts des libéraux : toujours les mêmes cassettes

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Afin de soumettre la population, il faut dire que le Québec est «à feu et à sang». Acculé à la faillite peut-être, mais ça n’empêche pas le Québec d’avoir un produit intérieur brut par habitant plus élevé que l’Allemagne et le Royaume-Uni et que: «Les super-riches Québécois s’enrichissent plus vite que leurs homologues Canadiens» (2013). L’important est de taxer la classe moyenne et de maintenir les vaches sacrées de la classe dominante. Au diable les inégalités économiques décriées par le Conference Board, le FMI, l’OCDE et même la Banque mondiale.

Afin de soumettre la population, il faut dire que le Québec est «à feu et à sang». Acculé à la faillite peut-être, mais ça n’empêche pas le Québec d’avoir un produit intérieur brut par habitant plus élevé que l’Allemagne et le Royaume-Uni et que: «Les super-riches Québécois s’enrichissent plus vite que leurs homologues Canadiens» (2013). L’important est de taxer la classe moyenne et de maintenir les vaches sacrées de la classe dominante. Au diable les inégalités économiques décriées par le Conference Board, le FMI, l’OCDE et même la Banque mondiale.

Claude Montmarquette, un abonné des libéraux

Déjà en 2001, alors qu’il y avait évidemment péril en la demeure, le gouvernement du Québec mandate l’économiste universitaire de faire une job de bras: «Montmarquette, un économiste qui se méfie de l’État» (22-2-2001). Alors il préconise toujours la privatisation des services publics, la tarification de ceux dont le privé ne veut pas et la défiscalisation des nantis et des compagnies. Bref, un économiste de droite favorisant le bien privé.

En 1998, le professeur-consultant prêchait pour un salaire minimum inférieur pour les étudiants. Raison? «Plus le salaire minimum est élevé, plus les étudiants décrochent». Puis, en 2007, un autre comité «d’experts» présidé par Claude Montmarquette suggère encore de tarifier les services publics. Pas d’abolir les abris fiscaux et d’augmenter l’impôt sur le revenu des entreprises. Surprenant que le Québec existe encore en 2014...

Il est de nouveau nommé, en 2009, à la tête d’un énième comité libéral, avec ses acolytes Pierre Fortin, Luc Godbout et Robert Gagné, celui-là même qui nous a expliqué que le Québec était dans le rouge. Ils suggéraient de: «Baisser les dépenses publiques, tarifier et hausser la taxe de vente», si l’on ne veut pas que le Québec devienne comme la «Grèce». Pour Montmarquette, il faut diminuer aussi le salaire des commis d’État, tout en augmentant celui des médecins et des gens d’affaires: «La compétence, ça se paie. L’excellence et la haute performance coûtent cher parce qu’elles ont une grande valeur» (2009).

Et voilà qu’en 2014 le nouveau premier ministre, Philippe Couillard, renomme Claude Montmarquette et Luc Godbout pour présider un millième comité. Leurs conclusions? Gel salarial des fonctionnaires, hausses tarifaires et privatisations. Surtout, pas touche aux veaux d’or fiscaux sacrés des compagnies et des nantis qui nous permettraient d’aller chercher, sans surtaxer personne, des milliards de dollars.

Mêmes politiques que le patronat

Luc Godbout et Claude Montmarquette ont les mêmes politiques fiscales et économiques que le patronat: «Les patrons accepteraient une hausse de la taxe de vente comme une baisse des taxes sur les salaires». Alors que les compagnies ne paient pas de TVQ et de TPS, seulement les particuliers.

Surprise! Le fiscaliste Godbout recommandait de: «Taxer la consommation plutôt que les revenus» (2005). Même si les taxes à la consommation et la tarification de services publics sont hautement régressives, il prétendait qu’«il ne faut pas voir la hausse des tarifs comme une hausse d’impôts» (2009).

 

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