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Marc Levy | Une autre idée du bonheur

Fascinant road trip aux États-Unis

Marc Lévy
Courtoisie

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Marc Levy, un écrivain futé et imaginatif qui réserve chaque printemps une surprise à ses lecteurs, propose cette année un fameux road trip de cinq jours à travers les États-Unis, en compagnie d’Agatha, évadée de prison, et de Milly, conductrice obligée du périple. Toutes deux partent à la rencontre du passé d’Agatha dans une aventure qui dévoile en même temps un pan méconnu de l’histoire américaine.

Marc Levy, un écrivain futé et imaginatif qui réserve chaque printemps une surprise à ses lecteurs, propose cette année un fameux road trip de cinq jours à travers les États-Unis, en compagnie d’Agatha, évadée de prison, et de Milly, conductrice obligée du périple. Toutes deux partent à la rencontre du passé d’Agatha dans une aventure qui dévoile en même temps un pan méconnu de l’histoire américaine.

Vraiment très bon, bien mené, intelligent et diablement addictif: ce livre donne envie de sauter dans sa voiture et de partir aussi sur les traces d’Agatha, Milly et toute la galerie de personnages colorés qui peuplent le roman, de la première à la dernière page.

Une autre idée du bonheur a tous les ingrédients d’un bon road trip, avec une Oldsmobile 1950 rouge, des routes et des lieux cultes, des personnages inoubliables. Il adopte aussi un rythme de croisière qui s’adapte aux scènes, parfois rapide comme un classique de bluegrass, parfois lent et nostalgique comme un air de folk. En arrière-plan: les révoltes étudiantes des années 1960 et 1970, l’immense quête de liberté des Américains et les actions subversives du gouvernement, sur fond beatnik et hippy. Un vrai tour de force.

«Cette révolution, qui n’a pas été d’ailleurs uniquement américaine, on l’avait un peu oubliée dans l’histoire, fait remarquer Marc Levy en entrevue téléphonique. Et je dirais même banalisée, dans le côté plus sympathique des mouvements hippy ou beatnik qu’on a presque tournés en dérision, voire en ridicule. Cette jeunesse avait fait preuve d’un courage absolument extraordinaire et d’un caractère de visionnaire vraiment magnifique.»

L’écrivain français établi à Manhattan a trouvé là un vrai sujet. «On ne rend pas assez hommage au courage de cette jeunesse parce qu’elle a changé beaucoup de choses. Je la trouve responsable en grande partie de ce qui a mis fin à l’apartheid aux États-Unis. J’avais cette phrase en tête, qui est dans le roman d’ailleurs. Agatha dit à Milly: “Parfois le courage saute une génération.” Et ça m’a donné envie de me plonger dans cette époque, dans cette épopée et dans l’histoire de cette jeunesse.»

D’abord et avant tout, le thème du livre, rappelle l’écrivain, c’est le goût du bonheur. «C’est la recherche du bonheur – et pas dans les nuages. Qu’est-ce que c’est que le vrai bonheur? Est-ce que c’est d’avoir un idéal et de s’y tenir? Il y a une partie du bonheur qui réside dans l’envie de laisser un avenir meilleur à nos enfants.»

Agatha

On ne peut s’empêcher de tomber sous le charme d’Agatha, un personnage coloré, turbulent, plein de vie, qui peut autant conduire comme un cascadeur qu’interpréter le classique folk 500 Miles, de Peter, Paul and Mary à la guitare. «Son esprit est très inspiré de ma grand-mère, avec ce côté battante, heureuse de la vie, ce mélange de force et d’humilité. Très souvent, on associe l’humilité à la timidité ou à la réserve. Or quelqu’un peut être extrêmement fort et très humble.»

L’écriture du roman est portée par une force très spéciale, un souffle puissant, une envie de raconter une très bonne histoire. «J’étais dans un état presque second. J’étais avec eux sur la route. J’étais porté par un élan de liberté et je n’arrêtais pas de voyager avec eux. J’avais cette obsession de ne jamais trahir les personnages, même au bénéfice de l’histoire. Le but, c’était de leur coller à la peau et de leur coller au cœur, et d’être fidèle à tout ce qu’ils représentent. Ce sont des personnages auxquels je me suis vraiment attaché. Depuis que le roman est terminé, je n’ai pas du tout l’impression de les avoir quittés.»

On voudrait bien qu’Agatha revienne. «Qui sait, hein! Ça arrivera peut-être!»


Marc Levy est l’auteur de 15 romans, traduits en 45 langues et vendus à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde.

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