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Vivre au nom de ses passions

Antoine Paradis-Tremblay, 17 ans, a été victime de cinq commotions cérébrales

Antoine Paradis-Tremblay
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

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SAGUENAY | À seulement 17 ans, Antoine Paradis-Tremblay donnera sa première conférence, «Avez-vous une passion?», à l’auditorium du Collège des Compagnons, à Québec, ce soir.

Hockeyeur depuis l’âge de trois ans, footballeur dès la quatrième année du primaire, Paradis-Tremblay ne s’est jamais fixé de limites. Jusqu’à ce que la vie le frappe, cinq fois plutôt qu’une.

La première fois, un joueur de ligne offensive lui est atterri sur la tête. «C’était à l’époque de la grippe H1N1, raconte-t-il. Je n’avais pas vraiment porté attention à mes maux de tête jusqu’à ce que ma mère me demande si je m’étais cogné la tête.» Le scénario s’est répété quelques mois plus tard.

Les choses se sont corsées l’année suivante, lorsque le jeune sportif a subi deux commotions en moins de trois mois. «J’ai raté quatre semaines après avoir reçu un genou dans le casque au hockey. À mon retour, je me suis fait frapper dans le dos à deux pieds de la bande.»

Il est alors suivi à l’Institut de réadaptation en déficience physique du Québec. À contrecœur, il accepte la décision des médecins : fini les sports de contact.

Le verdict est d’autant plus catégorique depuis que Paradis-Tremblay a subi une cinquième commotion cérébrale en janvier… dans un cours de natation à l’école. «Juste au moment où je songeais à demander au médecin si je pouvais recommencer le hockey!» soupire-t-il.

Remise en question

Paradis-Tremblay a dû se rendre à l’évidence : il ne sautera plus sur la glace. «C’est dur, c’est certain. Le hockey a fait partie de moi toute ma vie, je me suis beaucoup remis en question.»

Mais pas question de s’apitoyer sur son sort. En plus de s’entraîner quatre à cinq fois par semaine, il entretient maintenant une passion pour le «deck-hockey». «C’est sans contact. Il y a un certain risque, mais je n’arrêterai pas de faire du sport du jour au lendemain.»

Conférence

Finissant à l’école secondaire de Rochebelle, Antoine racontera son histoire ce soir devant 350 personnes à l’auditorium des Compagnons-de-Cartier. Avant tout, il rappelle qu’il ne faut pas attendre de vivre un choc pour vivre ses passions. «Ma vraie découverte, c’est que je carbure aux défis, ajoute-t-il. C’est ce que la passion apporte, le désir de se dépasser. Peu importe ce qui se passe, je veux donner le meilleur de moi-même.»

L’apprenti conférencier a reçu l’aide de professionnels en la matière, Sylvain Boudreault et Jean Gagnon. «Je connais Antoine depuis longtemps, mentionne M. Gagnon. Même tout jeune, il avait des conversations adultes. C’est une belle fierté pour moi de l’aider à réaliser ses rêves.»

Les profits de la conférence seront remis à l’Institut de réadaptation en déficience physique. Les intéressés peuvent communiquer avec Antoine via Facebook.

 

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