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La faille de Carey Price

Les Bruins continueront de viser la partie supérieure

NHL/
USA Today Sports

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BOSTON | C’est fou comment trois buts inscrits en un peu plus de cinq minutes peuvent changer les perceptions.

BOSTON | C’est fou comment trois buts inscrits en un peu plus de cinq minutes peuvent changer les perceptions.

Au lieu d’avoir l’impression que Carey Price a été pratiquement invincible, les Bruins se présentent à Montréal sûr de pouvoir le battre.

«On a quand même marqué huit buts (dont sept contre Price). Ce n’est pas comme si on n’avait pas été capable de compter, a d’abord lancé Claude Julien avant de louanger le travail du gardien du Canadien.

«Quand on regarde les occasions de marquer que nous avons eues, on doit donner crédit à Carey pour sa tenue. C’est un excellent gardien. J’en ai été témoin aux Jeux olympiques, a-t-il ajouté. N’empêche qu’on maintient un rythme de quatre buts par match. Ce n’est pas mauvais.»

Il aura fallu plus d’un match et demi aux Bruins pour comprendre la façon la plus efficace de déjouer l’homme masqué montréalais. Une stratégie qui consiste à lui voiler la vue avant de décocher un tir dans le haut du filet.

Six buts sur sept

Trois fois, les finalistes de la coupe Stanley ont déjoué Price de cette façon samedi après-midi. À ces trois buts, on peut ajouter les poteaux atteints par Shawn Thorton et Jarome Iginla. Une liste à laquelle on ajoute les trois des Bruins dans le match inaugural.

Choisis pour rencontrer les médias dimanche midi, Torey Krug et Dougie Hamilton, deux des défenseurs des Bruins à qui cette méthode a profité au cours des deux premières rencontres, s’en sont à peine cachés.

«C’est de cette façon que nous avons marqué la plupart de nos buts, a reconnu Krug. Price est un gardien très instinctif. Il couvre bien le bas de son filet. Il est très habile et très rapide lors de ses déplacements latéraux. Dans ces cas-là, on doit viser la partie supérieure.»

«J’ignore si on a consciemment essayé de viser haut, mais on a très certainement remarqué que lorsque Price a la vue voilée, il se penche pour essayer de voir», a, pour sa part, admis Hamilton.

Valait mieux en rire

D’ailleurs, c’est ce dernier qui a amorcé la remontée des Bruins lors du dernier match. Son but a semblé redonner des ailes à ses coéquipiers qui, jusque-là, semblaient plutôt irrités par la situation.

«C’est frustrant d’obtenir toutes ces chances sans être en mesure de marquer. À un certain moment, vaut quasiment mieux en rire. Mais puisque l’on continuait d’obtenir beaucoup d’occasions, il n’y avait pas encore de raison d’appuyer sur le bouton de panique. On savait que ça allait finir par payer.»

Pas certain que la réponse aurait été la même si Price avait continué d’accumuler les miracles que le Canadien menait présentement la série deux à zéro.

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