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Anthony Verret | Maladie de Crohn

Le baseball comme élixir

Tant que la santé le lui permettra, Anthony Verret assumera son rôle au sein de la rotation de partants des Castors CDE de Charlesbourg, dans la Ligue de baseball junior élite.
Photo Stéphane Cadorette | Le Journal de Québec Tant que la santé le lui permettra, Anthony Verret assumera son rôle au sein de la rotation de partants des Castors CDE de Charlesbourg, dans la Ligue de baseball junior élite.

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À 19 ans, Anthony Verret affronte un frappeur sournois qu’il ne pourra jamais retirer sur trois prises. Crohn, la maladie à laquelle il fait face, est toutefois mûre pour une longue bataille face au jeune lanceur des Castors CDE de Charlesbourg, qui n’entend pas rendre la balle sans dire un mot.

Amoureux du baseball, l’artilleur n’a jamais lésiné sur les heures à l’entraînement, mais les résultats sur sa charpente ne suivaient pas. Des troubles digestifs lui ont aussi mis la puce à l’oreille voulant que quelque chose clochait.

À l’aube de ses 18 ans, l’artilleur qui évoluait alors pour les Castors de Charlesbourg, dans le réseau midget AAA, n’a jamais vu venir le coup. On lui a diagnostiqué la maladie de Crohn, une inflammation chronique des voies gastro-intestinales. Le verdict est alors sans appel. La maladie est incurable, mais «contrôlable», comme l’exprime avec sagesse Anthony Verret.

«Quand on me l’a annoncé, je ne comprenais pas, mais en même temps, j’étais soulagé parce que je voyais ça comme une réponse à mes questionnements. Mon but demeure d’atteindre les collèges américains et pour ça, je dois bien performer dans le junior élite. Je ne veux pas que la maladie m’arrête», a-t-il confié.

Du travail aux ordures

Pour Verret, le plus difficile à encaisser n’est pas de se savoir affligé par cet indésirable. C’est plutôt de savoir qu’il peut à tout moment devoir repartir à zéro après des mois d’efforts.

«Tu ne sais pas quand une crise peut survenir et quand elle arrive, tu dois cesser l’entraînement et tu perds du poids», a raconté celui qui a perdu une quinzaine de livres à chacune de ses deux crises.

Des athlètes de renom comme Kevin Dineen et Theoren Fleury ont notamment gravi les plus hauts échelons en dépit de la maladie de Crohn.

Le baseball comme exutoire

Si pour plusieurs le baseball est une routine, voire un acquis, le sport est plutôt devenu un exutoire pour Anthony Verret. C’est avec son gant et sa balle qu’il a toujours su éviter de plonger dans le marasme depuis le diagnostic.

«Jouer au baseball, pour moi, c’est déjà une semi-victoire. Mes coéquipiers les plus proches m’ont déjà dit qu’ils prendraient chacun une partie de ma maladie pour m’aider.

Le battant et ses coéquipiers des Castors amorceront la saison de la LBJEQ ce vendredi, face aux Aigles de Trois-Rivières, au parc Henri-Casault.

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