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De l'importance d'identifier tôt l'intérêt pour l'entrepreneuriat

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Photo: Joshua Ommen sur Flickr.

Comme je l'ai déjà mentionné dans ce blogue, je suis arrivé à l'entrepreneuriat sur le tard. En effet, malgré mes études en administration (baccalauréat et MBA), c'est par tâtonnements que j'ai découvert mon appétit pour le démarrage d'entreprises. Pourtant, malgré ma timidité de jeunesse, je démontrais déjà certaines aptitudes très tôt dans ma vie. À 10-12 ans, je me rappelle bien avoir régulièrement posé une table sur le trottoir en face de l'appartement où je vivais pour mettre en vente les livres, bandes dessinées et magazines qui ne m'intéressaient plus, mon père allant même jusqu'à me refiler des livres à vendre. J'avais même par la suite loué une table avec un ami dans un marché aux puces. À la fin de la journée aux puces, je me retrouvais avec 60 $ dans mes poches, une fortune à l'époque. Plus tard, pendant mes études au MBA en 1995 et 1996, je vendais des bandes dessinées de collection sur Internet pour financer ma scolarité. Toujours est-il que, malgré les signaux évidents, il m'a fallu attendre une dizaine d'années encore pour faire le véritable saut et créer ma première startup technologique.

Je suis donc l'exemple typique du talent brut entrepreneurial mal canalisé. C'est pour cela que l'annonce de « La grande journée des petits entrepreneurs » m'intéresse particulièrement. En effet, à l'initiative d'entrepreneurs de la région de Québec, les enfants de 5 à 12 ans de la vieille capitale sont invités à créer un petit projet d'entreprise pour une journée, comme vendre de la limonade, promener les chiens ou autres idées du genre. Le 28 juin, la population sera invitée à encourager les petits entrepreneurs en allant visiter leurs entreprises d’un jour qui seront répertoriées sur une carte en ligne à www.petitsentrepreneurs.ca.

Très belle initiative pour permettre aux jeunes talents naturels d'éclore. Deux petits bémols : i) j'aurais visé une clientèle un peu plus vieille, de la préadolescence à l'adolescence (10 à 16 ans). Je pense que les petits de 5 ans sont trop jeunes pour ce projet, mais peut-être est-ce que je me trompe. ii) Attention aux parents qui verraient automatiquement en leur progéniture un futur Mark Zuckerberg. L'entrepreneuriat n'est pas pour tout le monde, mais l'expérience est extraordinaire.

1 commentaire(s)

CC dit :
11 août 2014 à 22 h 23 min

Salut Sébastien,

En effet, ce que tu dis est bien vrai : nombreux sont ceux qui ont une fibre entrepreneuriale en eux et qui ne le savent même pas, puisqu'elle n'est pas suffisamment alimentée ou sollicitée.

Je tombe un peu dans le même cas que toi, puisque je n'ai commencé à découvrir mon côté entrepreneur qu'après avoir terminé le BAC.

Conséquemment, j'ai l'impression que ce programme-là est vraiment une bonne idée. Ça ne peut pas faire de tort ! Même si c'est à un jeune âge, peut-être est-ce justement ce que cela prend. Ça vaut la peine d'être essayé !

Merci pour cet article et au plaisir de te relire,

CC

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