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Face à l’impasse budgétaire : solidarité et équité

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L’état des finances publiques et la faible croissance économique des dernières années commandent un effort de redressement qui doit être collectif et non partisan.

L’état des finances publiques et la faible croissance économique des dernières années commandent un effort de redressement qui doit être collectif et non partisan.

Le rapport de MM. Montmarquette et Godbout publié la semaine dernière s’ajoute à plusieurs autres analyses qui, toutes, convergent vers le même constat: l’impasse des finances publiques et le déficit structurel du gouvernement du Québec.

Il serait tout à fait contre-productif de chercher un coupable ou un bouc émissaire, de s’en prendre au gouvernement précédent. N’importe quel parti politique qui prend le pouvoir à Québec est confronté au même défi et doit se résoudre à appliquer des remèdes qui sont forcément impopulaires à court terme. Si la solidarité a un sens, c’est dans ces moments cruciaux qu’elle doit s’exprimer.

Toutes les parties prenantes de la société québécoise doivent en effet se sentir interpellées par le redressement qui s’impose. Personne ne doit s’autoproclamer intouchable et s’exclure de l’effort à consentir. C’est aussi une question d’équité. Il faut apprendre à aller au-delà des réflexes corporatifs et défensifs, sortir d’une dynamique de diabolisation des efforts de ciblage et de recherche de productivité. Si tout un chacun se braque face à la moindre mesure d’économie, nous n’avancerons pas.

L’heure des choix

Le Québec a de grandes ambitions, notamment sur le plan social. Notre panier de services sociaux, éducatifs et culturels est bien garni. Il ne s’agit pas de sabrer des pans entiers de nos programmes sociaux et de l’aide à la stimulation économique. Mais l’heure des choix a manifestement sonné et il faut apprendre à vivre selon nos moyens. Les correctifs à appliquer seront encore plus douloureux si nous nous entêtons à nier la gravité de la situation ou si nous nous organisons collectivement pour repousser à plus tard les solutions qui s’imposent. C’est faire preuve de maturité que d’engager les changements structurels dans une relative sérénité.

Nous devrons aussi revoir certaines de nos attitudes à l’égard du développement économique. L’amélioration des finances publiques passe obligatoirement par un niveau de croissance économique plus élevé, et cela ne se fera pas tout seul. En matière de développement durable, il faut certes tenir compte des enjeux environnementaux et sociaux, mais aussi de sa composante économique. Au terme d’une information adéquate et d’un débat civilisé, il faut être en mesure de réaliser de manière responsable les projets de développement économique créateurs de richesse et d’emplois, même si une minorité continue de s’y opposer.

La Fédération des chambres de commerce du Québec offre sa collaboration au gouvernement et aux autres organisations de la société civile afin que le Québec retrouve le plus rapidement possible sa capacité d’innover et de prospérer.

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