/lifestyle/books
Navigation
Alexandre McCabe

Tableaux colorés dans Lanaudière

Coup d'oeil sur cet article

Pour son premier roman, Chez la Reine, Alexandre McCabe propose une savoureuse incursion au coeur de Lanaudière. Il dépeint, par belles touches sensibles, le paysage, les préoccupations et les habitudes de ses habitants, à travers le regard d’un jeune dans la vingtaine qui vit le deuil de son grand-père.

Pour son premier roman, Chez la Reine, Alexandre McCabe propose une savoureuse incursion au coeur de Lanaudière. Il dépeint, par belles touches sensibles, le paysage, les préoccupations et les habitudes de ses habitants, à travers le regard d’un jeune dans la vingtaine qui vit le deuil de son grand-père.

L’idée d’écrire trottait depuis longtemps dans la tête d’Alexandre, professeur de littérature au Campus Notre-Dame-de-Foy, en banlieue de Québec. Il a commencé par écrire un texte qui a gagné le prix du récit de Radio-Canada. Puis s’est lancé dans l’écriture de son premier roman, un texte jouissif, plein d’humour, où le grand-père et la famille occupent des rôles de premier plan. Sa tante — la Reine — gouverne le petit royaume.

L’écrivain raconte avec générosité une époque, un terroir, un parler qui est en train de s’éteindre, des connaissances qui sont en train de se perdre. «Si je ne racontais pas cette histoire, mon grand-père allait disparaître pour tout le temps. Le but — et c’est le but de plein d’auteurs — c’est de travailler sur la mémoire. En couchant ça sur papier, mon grand-père va peut-être exister encore un peu.» Il est en vie dans le texte, avec son histoire, ses expressions, ses commentaires, ses préoccupations.

L’histoire du Québec

«C’est un peu de l’histoire du Québec dont on peut se souvenir à travers l’histoire de mon grand-père. Ils ont fait les chantiers, ils ont bûché, ils ont été cultivateurs. Je ne voulais pas que ce soit nostalgique, mais être fidèle à mon grand-père et à son histoire. Mais je suis sorti du royaume — chez la Reine — mais au moins on va s’en souvenir.»

Sainte-Béatrix, c’est son village. Sortie Joliette sur l’autoroute 40. «C’est de toute beauté. Maintenant, je le vois. Il y a plein d’artistes qui habitaient à Sainte-Béatrix — Julien Poulin, par exemple. Serge Thériault venait de temps en temps. Je me demandais ce qu’ils venaient faire à Sainte-Béatrix. Maintenant, je comprends. Et c’est pour ça que j’écris: des villages comme ça ne sont pas racontés. Je trouvais ça intéressant d’habiter le territoire avec la littérature.»

Alexandre McCabe décrit avec une grande tendresse les personnages de la famille. «Il y a une poésie dans leur langue, dans leurs gestes, dans leur être, dans la manière de dire les choses. J’ai une affection extraordinaire pour tous les gens de ma famille et entre autres pour la reine, qui a fait partie de ma vie.»

Alexandre McCabe enseigne le français au Campus Notre-Dame-de-Foy, à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Commentaires