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Vin de France et pain français

Vin de France et pain français

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Vin de France et pain français
Vin plaisir
pour offrir ou se faire plaisir
Clos Marion 2011
Fixin, Domaine Fougeray de Beauclair,
12,5 %, France
Type : vin rouge
Code : 872952
Prix : 30,50 $
 
Fin et élancé, délicat en saveurs, en même temps qu’il est loin d’être dénué de structure, c’est du vrai bon bourgogne classique, qu’on peut déjà boire avec plaisir, mais auquel de trois à cinq années de cave supplémentaires ne feront pas peur. D’ailleurs, je me propose bien d’en faire moi-même l’expérience. Qui sait ? On s’en reparlera peut-être alors...
[ ★★★1/2 | $$$1/2 ]
Les vins
Collaboration spéciale
Vous ne l’aviez peut-être pas remarqué, mais la dénomination «Vin de table» n’existe plus sur les étiquettes de vins français.

Depuis 2009, la mention «vin de table» a été remplacée par «Vin de France».

Vous allez me dire que lorsqu’on va en France, le vin que l’on boit généralement est du vin de France, aussi sûrement que le pain que l’on y mange est du pain français. Vrai.

Mais on comprend que cette mention vise essentiellement le commerce international du vin.

C’est d’ailleurs à la demande même des producteurs de vins français, qui souhaitaient lutter à armes égales contre les producteurs des pays du Nouveau Monde, que cette catégorie de vin a été créée.

On le sait, les Chiliens ou les Australiens, par exemple, peuvent élaborer un vin de Cabernet Sauvignon ou de Syrah (Shiraz) avec des raisins provenant de partout dans le pays et le commercialiser en utilisant le nom du cépage et le millésime.

L’ancienne réglementation sur le «vin de table» français ne le permettait pas.

En «Vin de France», il sera désormais possible de créer une cuvée millésimée d’un vin de cépage comme le Sauvignon, par exemple, et dont les raisins pourront provenir à la fois du bordelais, du Val de Loire ou du Languedoc-Roussillon.

Et dans ce cas, évidemment, la fameuse règle du 85-15 s’applique, de la même façon qu’elle s’applique aussi à tous les vins d’appellation.

Au fait, que dit cette règle? Essentiellement deux choses. D’abord, qu’un producteur peut afficher le nom d’un cépage en particulier sur la bouteille à la condition que le vin contienne au moins 85% de ce cépage.

Mais elle permet aussi d’utiliser jusqu’à 15% d’un vin d’un autre millésime que celui indiqué sur la bouteille.

Mention et appellation

Voilà. Vous aurez peut-être remarqué que j’ai utilisé à dessein les termes «dénomination» et «mention» pour parler des «vins de France» et non pas du terme «appellation».

C’est que cette catégorie de vin est exactement à l’opposé, en fait, de la notion même d’appellation d’origine.

Car la mention «vin de France» ne réfère à aucune indication géographique particulière, outre, évidemment, son pays de production.

D’ailleurs, si c’est l’INAO qui veille au respect des règles des appellations d’origine, c’est un autre organisme, FranceAgriMer, qui a la responsabilité de voir au respect de la réglementation; laquelle est au demeurant très permissive (utilisation de copeaux de bois, pas de contrôle sur les rendements, etc.)

Récemment, l’organisme «Anivin de France», qui est une association qui représente l’interprofession de cette catégorie de vins, est venu à Montréal en faire la présentation, le tout illustré par une petite dégustation.

Essentiellement, ce sont des vins de début de gamme, mais certains ont aussi quelques ambitions.

Dégustation

Comme celui-ci que je n’aurais probablement jamais acheté dans le commerce, vu surtout son nom ( Tsoin Tsoin 2012, Vin de France) mais aussi son prix (22,65 $ en Importation privée; mais il serait probablement sous la barre des 20 $ s’il était vendu à la SAQ - Rézin, www.rezin.com ).

J’aurais fait une erreur, car il est dangereusement bon ce petit vin. Fait en macération carbonique, il est léger, fringant, croquant, terriblement gouleyant, diablement irrésistible pour tout dire.

Vérification faite, il est élaboré Laurent Herlin, un informaticien qui, en 2009, a quitté la profession pour se recycler en vigneron.

Il a travaillé d’abord en bio, puis maintenant en bio-dynamie. Son entreprise s’appelle Vinotropie.

Pourquoi «Tsoin Tsoin» ? Parce que c’est l’expression du bonheur, a-t-il déjà expliqué. Heureux, en somme, comme dans l’expression «tagada tsoin tsoin». Rigolo, le type.

Finalement, Tsoin Tsoin, c’était très bien trouvé. Mille excuses, Monsieur Herlin. Je suis terriblement vieux jeu.

Domaine Belle

Dégustation, récemment, des vins du Domaine Belle, lors du passage à Montréal de Philippe Belle, lequel travaille essentiellement sur trois appellations : Crozes-Hermitage, Hermitage et Saint-Joseph.

Le paysage est net, quand on déguste les vins du domaine, leur port de tête est toujours droit.  Je vous les recommande tous, mais particulièrement :

Les Terres Blanches 2012, Crozes-Hermitage Blanc (27,60 $): notes vanillées et de beurre frais discrètes au nez; la bouche a du corps, de la tenue, l’élevage en barriques est bien intégré, et le vin (assemblage de 70% Marsanne et de 30% Roussanne) a un caractère indéniable. Du blanc sérieux, qui doit absolument passer à table pour être pleinement apprécié.
Cuvée Louis Belle 2010, Crozes-Hermitage (28,00 $): belle bouche épicée, sur le poivre blanc, des tannins fermes, élevage bien présent, ensemble droit et élégant, belle pureté d’expression. Attendre idéalement encore quelques années. Je signale aussi qu’il y a dans le réseau environ soixante-dix caisses de l’Hermitage 2010 (69,00 $ Code 11154814) riche, profilé, racé, à réserver pour la cave.
Pour terminer, ce beau blanc italien du Piémont :
Gavi 2012, Beni di Batasiolo (17,05 $): je me suis régalé de ce très beau gavi, frais et charmeur, avec ces nuances de pêche et de fleurs, frais, équilibré, mais dont, hélas, la SAQ n’a acheté qu’une centaine de caisses vites. Faut faire vite.
Gavi 2012
Beni di Batasiolo,
12,5 %, Italie
Prix : 17,05 $
Code : 10388109
[ ★★★ | $ $ ]
Les Terres Blanches 2012
Crozes-Hermitage, Vin Blanc, Domaine Belle,
13 %, France
Prix : 27,60 $
Code : 11400958
[ ★★★ | $ $ $ ]
Cuvée Louis Belle 2010
Crozes-Hermitage,
Domaine Belle,
13 %, France
Prix : 28,00 $
Code : 917484
[ ★★★1/2 | $ $ $ 1/2 ]
Hermitage 2010
Domaine Belle,
13,5 %, France
Prix : 69,00 $
Code : 11154814
[ ★★★★ | $ $ $ $ 1/2 ]
correct
★★
bon
★★★
très bon
★★★★
excellent
★★★★★
exceptionnel
Plus d’étoiles que de dollars : vaut largement son prix.
Autant d’étoiles que de dollars : vaut son prix.
Moins d’étoiles que de dollars : le vin est cher.
www.saq.com
514 254-2020
1 866 873-2020
Vous ne l’aviez peut-être pas remarqué, mais la dénomination «Vin de table» n’existe plus sur les étiquettes de vins français.

Depuis 2009, la mention «vin de table» a été remplacée par «Vin de France».

Vous allez me dire que lorsqu’on va en France, le vin que l’on boit généralement est du vin de France, aussi sûrement que le pain que l’on y mange est du pain français. Vrai.

Mais on comprend que cette mention vise essentiellement le commerce international du vin.

C’est d’ailleurs à la demande même des producteurs de vins français, qui souhaitaient lutter à armes égales contre les producteurs des pays du Nouveau Monde, que cette catégorie de vin a été créée.

On le sait, les Chiliens ou les Australiens, par exemple, peuvent élaborer un vin de Cabernet Sauvignon ou de Syrah (Shiraz) avec des raisins provenant de partout dans le pays et le commercialiser en utilisant le nom du cépage et le millésime.

L’ancienne réglementation sur le «vin de table» français ne le permettait pas.

En «Vin de France», il sera désormais possible de créer une cuvée millésimée d’un vin de cépage comme le Sauvignon, par exemple, et dont les raisins pourront provenir à la fois du bordelais, du Val de Loire ou du Languedoc-Roussillon.

Et dans ce cas, évidemment, la fameuse règle du 85-15 s’applique, de la même façon qu’elle s’applique aussi à tous les vins d’appellation.

Au fait, que dit cette règle? Essentiellement deux choses. D’abord, qu’un producteur peut afficher le nom d’un cépage en particulier sur la bouteille à la condition que le vin contienne au moins 85% de ce cépage.

Mais elle permet aussi d’utiliser jusqu’à 15% d’un vin d’un autre millésime que celui indiqué sur la bouteille.

Mention et appellation

Voilà. Vous aurez peut-être remarqué que j’ai utilisé à dessein les termes «dénomination» et «mention» pour parler des «vins de France» et non pas du terme «appellation».

C’est que cette catégorie de vin est exactement à l’opposé, en fait, de la notion même d’appellation d’origine.

Car la mention «vin de France» ne réfère à aucune indication géographique particulière, outre, évidemment, son pays de production.

D’ailleurs, si c’est l’INAO qui veille au respect des règles des appellations d’origine, c’est un autre organisme, FranceAgriMer, qui a la responsabilité de voir au respect de la réglementation; laquelle est au demeurant très permissive (utilisation de copeaux de bois, pas de contrôle sur les rendements, etc.)

Récemment, l’organisme «Anivin de France», qui est une association qui représente l’interprofession de cette catégorie de vins, est venu à Montréal en faire la présentation, le tout illustré par une petite dégustation.

Essentiellement, ce sont des vins de début de gamme, mais certains ont aussi quelques ambitions.

Dégustation

Comme celui-ci que je n’aurais probablement jamais acheté dans le commerce, vu surtout son nom ( Tsoin Tsoin 2012, Vin de France) mais aussi son prix (22,65 $ en Importation privée; mais il serait probablement sous la barre des 20 $ s’il était vendu à la SAQ - Rézin, www.rezin.com ).

J’aurais fait une erreur, car il est dangereusement bon ce petit vin. Fait en macération carbonique, il est léger, fringant, croquant, terriblement gouleyant, diablement irrésistible pour tout dire.

Vérification faite, il est élaboré Laurent Herlin, un informaticien qui, en 2009, a quitté la profession pour se recycler en vigneron.

Il a travaillé d’abord en bio, puis maintenant en bio-dynamie. Son entreprise s’appelle Vinotropie.

Pourquoi «Tsoin Tsoin» ? Parce que c’est l’expression du bonheur, a-t-il déjà expliqué. Heureux, en somme, comme dans l’expression «tagada tsoin tsoin». Rigolo, le type.

Finalement, Tsoin Tsoin, c’était très bien trouvé. Mille excuses, Monsieur Herlin. Je suis terriblement vieux jeu.

Domaine Belle

Dégustation, récemment, des vins du Domaine Belle, lors du passage à Montréal de Philippe Belle, lequel travaille essentiellement sur trois appellations : Crozes-Hermitage, Hermitage et Saint-Joseph.

Le paysage est net, quand on déguste les vins du domaine, leur port de tête est toujours droit.  Je vous les recommande tous, mais particulièrement :

Les Terres Blanches 2012, Crozes-Hermitage Blanc (27,60 $): notes vanillées et de beurre frais discrètes au nez; la bouche a du corps, de la tenue, l’élevage en barriques est bien intégré, et le vin (assemblage de 70% Marsanne et de 30% Roussanne) a un caractère indéniable. Du blanc sérieux, qui doit absolument passer à table pour être pleinement apprécié.

Cuvée Louis Belle 2010, Crozes-Hermitage (28,00 $): belle bouche épicée, sur le poivre blanc, des tannins fermes, élevage bien présent, ensemble droit et élégant, belle pureté d’expression. Attendre idéalement encore quelques années. Je signale aussi qu’il y a dans le réseau environ soixante-dix caisses de l’Hermitage 2010 (69,00 $ Code 11154814) riche, profilé, racé, à réserver pour la cave.

Pour terminer, ce beau blanc italien du Piémont :

Gavi 2012, Beni di Batasiolo (17,05 $): je me suis régalé de ce très beau gavi, frais et charmeur, avec ces nuances de pêche et de fleurs, frais, équilibré, mais dont, hélas, la SAQ n’a acheté qu’une centaine de caisses vites. Faut faire vite.

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