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Jon Hamm

Agent sportif de charme

Un lancer à un million de dollars

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BEVERLY HILLS, Californie | Dans cette histoire vraie à la frontière de Jerry Maguire et du Pouilleux millionnaire, Jon Hamm incarne J.B. Bernstein, un agent sportif en difficulté qui veut recruter le prochain grand lanceur des ligues majeures parmi les joueurs de cricket en Inde.

BEVERLY HILLS, Californie | Dans cette histoire vraie à la frontière de Jerry Maguire et du Pouilleux millionnaire, Jon Hamm incarne J.B. Bernstein, un agent sportif en difficulté qui veut recruter le prochain grand lanceur des ligues majeures parmi les joueurs de cricket en Inde.

Il va revenir en Amérique avec deux athlètes prometteurs âgés de 18 ans, Rinku (Suraj Sharma de L’histoire de Pi) et Dinesh (Madhur Mittal vu dans Le pouilleux millionnaire). Changer ses recrues en espoirs va être un défi de taille pour le recruteur en perte de vitesse.

La prestation de Hamm est formidable, assurée et charmante; une transition idéale sur grand écran pour l’acteur, qui a passé sept saisons à camper le cadre de publicité – fumeur et buveur –Don Draper dans la série Mad Men.

«Vous savez, ce n’est pas difficile d’établir un parallèle à bien des égards entre la vie d'un agent et celle d'un acteur, a expliqué Jon Hamm, 43 ans, tout aussi élégant que Don Draper dans sa veste, ses jeans foncés et le col de sa chemise oxford ouverte. Vous devez en quelque sorte projeter du charisme et du charme, puis tout s’écroule, c’est exactement ce qui s’est produit les trois premières années de ma carrière à Los Angeles.»

Avant de connaître le succès grâce à Mad Men, Hamm était un acteur parmi tant d’autres qui tenait de petits rôles dans des séries comme CSI: Miami, Numb3rs et The Division, et des films comme Les pionniers de l'espace et Nous étions soldats.

«C'est une existence vraiment étrange et capricieuse, a déclaré l’acteur en parlant de ses débuts. Votre vie s’articule autour des caprices des autres et des fluctuations de votre confiance... sur le fait que les gens vous choisissent ou non.»

Devenir une meilleure personne

Bien que les rôles de Draper et de Bernstein semblent opposés à première vue, l’agent sportif n’est pas exactement dépeint comme un pilier de la vertu dans le film réalisé par Craig Gillespie. Il y a quelque chose d’égoïste et d’arriviste dans ses motivations, mais sans dévoiler l’intrigue – n’oublions pas qu’il s’agit d’un film Disney – il va apprendre à devenir une meilleure personne, plus empathique, en recréant une sorte de cellule familiale non conventionnelle avec Rinku, Dinesh et sa voisine Brenda (la séduisante, intelligente et drôle Lake Bell).

Bien que tout ce petit groupe soit quelque peu marginal, cette dynamique n’est pas opposée au caractère de Hamm. «Je n'ai pas d'enfant, mais j'ai été enseignant et éducateur en garderie, a-t-il confié. J'ai beaucoup de neveux et de nièces, et ils sont ma famille. J'ai perdu mes parents très jeune, j’ai eu de nombreux parents de substitution dans ma vie – de la famille et des amis de la famille –, qui m'ont en quelque sorte adopté, j'ai donc une définition très fluide de la famille.»

Un film familial

Cela s'applique également à sa partenaire de longue date, l'actrice-scénariste Jennifer Westfeldt. «Tout le monde nous demande : “Quand allez-vous vous marier?” Nous sommes ensemble depuis 16 ans et nous sommes tout aussi mariés que n’importe qui, je suppose. Cela dépend de votre propre définition.»

Après avoir joué sa part de rôles sombres et incisifs, Jon Hamm se dit heureux qu’Un lancer à un million de dollars soit un film que ses amis peuvent aller voir avec leurs enfants.

«Il est inspirant, réconfortant et émouvant, ce n'est pas uniquement un “film sportif”, a-t-il souligné. C'est agréable de ne pas se dire à la fin de film: “Qu'est-ce que je viens de regarder? Qui était le méchant, pourquoi les choses tournent-elles mal et pourquoi le président est-il en colère?” Il m’a fait ressentir une émotion, et c’est une bonne chose.»

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