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Commission Charbonneau

L’Ordre des ingénieurs tiendra compte du témoignage de Karen Duhamel

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CAPTURE D'ÉCRAN /TVA NOUVELLES / AGENCE QMI Karen Duhamel

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L’Ordre des ingénieurs du Québec a assuré que son Bureau du syndic donnera suite au témoignage de l’ingénieure Karen Duhamel, mardi, à la commission Charbonneau, qui a dénoncé les malversations dont elle a été témoin sur un chantier de l’autoroute 40, en 2003.

Engagée comme surveillante de chantier, Mme Duhamel a constaté que les quantités de matériaux facturées au ministère des Transports par l’entreprise Grand Travaux Soter étaient exagérées et excédaient les besoins sur le terrain.

Elle a également vu des remises d’argent comptant entre un ingénieur de l’entreprise et son supérieur chez Génivar.

«L'ingénieure n'a pas hésité à dénoncer les agissements dont elle a été témoin en 2003, a commenté Isabelle Tremblay, vice-présidente et trésorière de l’Ordre des ingénieurs du Québec, par voie de communiqué, mercredi. Elle est restée fidèle à ses valeurs, à son éthique personnelle. C'est à cela qu'on s'attend d'un professionnel.»

Tous les témoignages à la commission Charbonneau et qui mettent en cause des ingénieurs feront l’objet d’un suivi par le Bureau du syndic de l’Ordre, peut-on lire dans le communiqué qui précise que «plus de 180 enquêtes en lien direct avec la commission ont été ouvertes».

L’Ordre des ingénieurs a aussi admis qu’en 2003, au moment des faits évoqués par l’ingénieure Duhamel, il était lui-même – tout comme la société québécoise, – peu équipé «pour faire face à des situations de corruption, de collusion ou de contributions illégales aux partis politiques».

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