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Taekwondo

Sergerie fait des aveux troublants

L’athlète de taekwondo a songé au suicide

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Photo d’archives, Agence QMI La médaillée olympique Karine Sergerie annonce sa retraite du taekwondo après avoir vécu une détresse psychologique.

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L’annonce de la retraite du taekwondo de Karine Sergerie étonne moins que les troubles psychologiques qui l’y ont conduite: sévère dépression et flirt avec le suicide ont marqué la fin de carrière de la médaillée olympique de 2008.

Dans un reportage troublant de Radio-Canada, l’ex-championne mondiale avoue la dépression dans laquelle elle a sombré en octobre 2010, à moins de deux ans des Jeux de Londres, où elle a été éliminée dès la ronde quart de finale. «J’ai mal paru, je n’ai eu aucune sensation forte plaisante. C’est la partie qui m’a pris le plus de temps à digérer», avoue l’ex-athlète de 29 ans qui lève le voile sur la détresse psychologique qu’elle a combattue durant ces deux années.

L’origine de cette douleur se trouverait dans la relation tendue avec son père qui agissait comme son entraîneur jusqu’à ce qu’elle joigne, dans la foulée des Jeux de Pékin, le club de Sainte-Foy et son réputé entraîneur Alain Bernier. Son père n’aurait pas accepté sa décision et lui aurait prédit qu’elle «allait se planter» (aux Jeux de Pékin).

Une déception avait alors accompagné l’obtention de sa médaille d’argent à ces Jeux de 2008. Un ressac aura finalement emporté Sergerie dans une spirale descendante à partir de l’automne 2010.

Pensées suicidaires

Elle a tout de même réussi à se qualifier pour les Jeux de Londres à force de volonté. Même si elle connaissait alors sa meilleure séquence en carrière, en remportant la médaille d’or aux trois plus gros tournois internationaux de l’année, ses démons ont commencé à la hanter. Elle admet avoir songé au suicide tous les jours.

«J’avais honte de ne pas être capable de le faire», évoque l’athlète féminine qui a le plus marqué son sport au Canada.

Ces révélations surviennent alors que Taekwondo Canada profitera des championnats canadiens, demain à Toronto, pour souligner les retraites de Sergerie, Sébastien Michaud et François Coulombe-Fortier, tous trois du club de Sainte-Foy. Karine Sergerie n’a pas répondu aux deux demandes d’entrevue du Journal des dernières semaines.

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