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Justice

Pas de regret pour le poseur d’affiches

Audrey Beaulieu, agresseur sexuel, Serge Doran Marcheterre
Photo Simon clark Il y a un an, Serge Doran-Marcheterre installait ces affiches à Charlesbourg.

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Un an après avoir posé des dizaines d’affiches dans le secteur de Charlesbourg pour avertir les citoyens qu’un pédophile habitait dans leur quartier, Serge Doran-Marcheterre ne regrette rien.

Un an après avoir posé des dizaines d’affiches dans le secteur de Charlesbourg pour avertir les citoyens qu’un pédophile habitait dans leur quartier, Serge Doran-Marcheterre ne regrette rien.

«Au contraire, je suis même content du dénouement. Grâce à ça, le procès d’Audrey a sûrement été plus médiatisé et peut-être qu’on va pouvoir faire changer les choses pour des peines plus sévères», dit-il.

C’est après une nouvelle remise du procès que le conjoint d’Audrey a décidé d’aller placarder le quartier de ses affiches. «Je n’en pouvais plus de la voir comme ça, à avoir peur tout le temps. Lui, il se promenait comme si de rien n’était. Je me demandais tout le temps s’il allait en attaquer une autre. Il faut vivre 20 heures par jour avec quelqu’un qui a été agressé pour voir à quel point c’est horrible», raconte-t-il.

Se faire justice

Une nuit, pendant qu’Audrey travaillait, il s’est donc mis à l’ouvrage dans le quartier. «Je les ai si bien posées qu’il en reste encore une aujourd’hui», lance-t-il avec un brin de fierté. Le lendemain, en regardant les nouvelles, Audrey a découvert ce qu’avait fait son conjoint. «J’étais tellement surprise! Je me suis dit qu’on ne pouvait pas se faire justice soi-même, mais bon, finalement, c’était bien correct.»

 

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