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Drummondville

Un ordre des massothérapeutes n'est pas nécessaire

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Photo Monia Pouzet / Agnemce QMI

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DRUMMONDVILLE – L’Association professionnelle des massothérapeutes spécialisés du Québec (Mon Réseau+) a voulu répliquer à la sortie de la Fédération des massothérapeutes du Québec: nul besoin d’un ordre professionnel, jugé trop rigide.

«Est-ce que nous sommes dangereux comme massothérapeutes?» À partir d’une revue de la littérature scientifique réalisée par le Dr Pierre Arsenault de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, Mon Réseau+ se dit en mesure de démontrer que la massothérapie n’est pas dangereuse pour les patients.
 
Mon Réseau+ a donc envoyé un mémoire à l’Office des professions démontrant que les massothérapeutes ne sont pas admissibles à la création d’un ordre professionnel.
 
«La fonction principale d’un ordre professionnel est de protéger le public, mais notre public n’est pas en danger. Dans les 20 dernières années, il n’y aucun massothérapeute condamné à du mal en pratique», a indiqué le président-directeur général de Mon Réseau+, Martin Vallée.
 
«Nous sommes très conscients qu’un encadrement est nécessaire pour les massothérapeutes, nous travaillons là-dessus», a-t-il ajouté.
 
Pas de danger, confirment les médecins
 
Depuis sept ans, Mon Réseau+ assiste au symposium francophone de médecine. Par le biais de sondage, les médecins présents peuvent donner leur opinion concernant la pratique de la massothérapie. «L’an passé, nous leur demandions clairement s’ils croyaient que la massothérapie pouvait être dangereuse. Ils ont répondu non à 100 %», a indiqué M. Vallée.
 
Travailler sur l’encadrement de la profession
 
En 2010, Mon Réseau+ a donc mis sur pied un organisme spécialisé. Massothérapie Québec est un bureau de certification de compétences, à l’intérieur duquel les massothérapeutes inscrits travaillent sous un protocole de soins bien précis. Le client sait donc exactement dans quel environnement et dans quelle structure il se retrouve lorsqu’il consulte un des professionnels.
 
Selon M. Vallée, il y a beaucoup de discussions à ce sujet dans le milieu de la massothérapie. En juin, le comité sectoriel des soins personnels annoncera les résultats de son étude de pertinence. Est-ce que les massothérapeutes du Québec opteront pour une norme professionnelle? On le saura en juin.
 
«Tout cela fait partie des mouvements à l’interne pour mieux encadrer les massothérapeutes, sans nécessairement passer par un ordre qui serait beaucoup plus rigide pour les massothérapeutes et qui n’a pas son sens actuellement pour la population», conclut M. Vallée.
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