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Justice

Le centre islamique respire après l’arrestation

Les fidèles attendent la comparution de l’homme pris en flagrant délit avec un sabre et un cocktail Molotov

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Photo agence qmi, PASCAL GIRARD L’individu arrêté dans la nuit du lundi au mardi, vers 2h, s’apprêtait à lancer un cocktail Molotov dans le centre communautaire islamique, et portait un sabre sur lui.

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Les fidèles d’un centre islamique montréalais se disent soulagés par l’arrestation d’un homme sur le point de vandaliser le bâtiment, mais attendent le verdict de la justice.

«Je suis content que la police ait arrêté quelqu’un. Ça veut dire qu’on nous protège», a réagi Zakaria Chrami, qui fréquente le Centre communautaire islamique de Montréal Est Assahaba.

Dans la nuit de lundi à mardi, la police a maîtrisé un individu qui s’apprêtait à y lancer un cocktail Molotov dans le bâtiment, à l’angle de la 23e rue et de la rue Bélanger. Cela aurait été le cinquième acte de vandalisme depuis début avril.

L’homme de 47 ans, carrément armé d’un sabre, s’est montré menaçant et combatif vis-à-vis des policiers, qui ont surveillé les lieux toute la nuit. Ils l’ont neutralisé à l’aide d’une arme à impulsion électrique.

Saïd Qouraimi, co-fondateur du centre en 2010, reste encore sur ses gardes.

«On va atendre que toute la lumière soit faite et connaître ses motivations. Il a terrorisé les gens, même les voisins. Quand on veut lancer un cocktail molotov, on peut mettre le feu, et ça peut se propager», se désole-t-il.

«C’est quelque chose de vraiment haineux. Les policiers ont fait un travail colossal, tous les jours depuis jeudi on a vu des patrouilles. Mais on va attendre la comparution (aujourd’hui). Il faut que le droit soit bien appliqué».

Zakaria Chrami se dit au moins rassuré de voir que ces actes ne sont pas passés sous silence. «Quand ça a commencé, ça m’a choqué. On était menacés, mais personne n’en parlait. C’est comme si ces gens pouvaient faire ce qu’ils voulaient. Là, les médias s’intéressent à tout ça, la police a arrêté cet homme, ça va peut-être décourager les malfaiteurs».

Yassine El Khaddioui, voisin du centre, espère que ce coin de rue va retrouver sa tranquilité.

«J’habite ici depuis 2009, et c’est la première fois que je vois ça. Nous, on veut vivre en paix», dit l’homme de 36 ans, père de deux enfants.

 

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