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Uranium

Uranium: audiences du BAPE sous haute tension

La compagnie minière Strateco menace de le traîner devant les tribunaux

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La commission d’enquête du BAPE sur l’uranium débute sous haute tension, alors que la compagnie minière Strateco menace l’organisme public de poursuite.

La commission d’enquête du BAPE sur l’uranium débute sous haute tension, alors que la compagnie minière Strateco menace l’organisme public de poursuite.

Strateco a envoyé hier soir une mise en demeure au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), exigeant qu’il récuse le président de la commission d'enquête sur la filière uranifère, Louis-Gilles Francoeur.

Pour le PDG de la société minière, Guy Hébert, l’ex-journaliste en environnement «n'a ni la neutralité ni même la légitimité requise» pour assumer ses fonctions.

«Les commentaires exprimés à maintes reprises par M. Francoeur alors qu'il était en poste au journal Le Devoir ne laissent aucun doute sur sa partialité», estime-t-il.

Projet Matoush

Détenant les droits sur un gisement d’uranium situé à 275 km au nord de Chibougamau, en territoire cri, Strateco souhaite y exploiter la toute première mine uranifère au Québec, le projet Matoush.

Ses ambitions ont toutefois été stoppées net quand Québec a imposé un moratoire de facto sur la filière uranifère, en mars 2013, en attendant l’avis du BAPE.

Pour Strateco, la commission d’enquête du BAPE n’est rien d’autre qu’«une commande politique biaisée» qui coûtera cher aux contribuables.

«L'annulation de la tenue de cette commission permettrait au gouvernement d'économiser des centaines de milliers de dollars, sinon des millions», estime M.Hébert.

Strateco indique avoir d’ores et déjà investi plus de 125 millions $ dans le projet Matoush qui, dit-elle, pourrait rapporter entre 600 et 800 millions $ en redevances à l’État. La phase d’exploration avancée y a été autorisée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Toutefois, les Cris y sont fermement opposés et ont reçu l’appui public de plusieurs groupes citoyens, constitués notamment de médecins.

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