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Travail et famille : C’est possible

Travail et famille : C’est possible

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Stéphanie, couchée depuis une heure déjà, n’arrive pas à s’endormir. Sa tête est pleine de rendez-vous et d’obligations familiales et professionnels.

Stéphanie, couchée depuis une heure déjà, n’arrive pas à s’endormir. Sa tête est pleine de rendez-vous et d’obligations familiales et professionnels.

Dans son lit, elle se dit : «je dois remettre mon rapport demain à mon patron… y faut pas non plus que j’oublie de prendre rendez-vous chez le docteur pour Camille… ha oui, y a aussi les cheveux Jeanne à faire couper… j’espère que Tomas ne fera pas de crise demain matin car j’ai vraiment pas le temps de gérer ça… et comment j’vais convaincre mon père d’aller voir le médecin, s’il fallait que ça s’aggrave… ha oui, c’est vrai j’ai mon Zumba demain et mon chum son hockey… ha! J’étais en train d’oublier d’inscrire les filles au soccers… ça veut dire que j’pourrai pas prendre de pause pour dîner demain j’vais manger quelque chose rapide… oh, que ce soit santé parce qu’apparemment ça peut causer le cancer… s’il fallait que ça m’arrive, j’ai vraiment pas l’temps pour ça !»

Performance

La société dans laquelle nous vivons envoie des images de performance – rapidité et perfection. Plusieurs, pour ne pas dire la majorité des gens, se mettent de la pression pour réussir parfaitement partout dont au travail et à la maison.

Entre 46 et 61 % des parents éprouveraient de la difficulté à concilier travail-famille.

Avec le vieillissement de la population, souvent les parents se retrouvent pris en «sandwich » à s’occuper des enfants et de leurs parents vieillissant.

Comme près de 80% des familles biparentales les deux parents travaillent, il n’est pas étonnant de constater qu’environ quatre-vingt-cinq pourcent des parents rapportent avoir l’impression de manquer de temps. Par ailleurs, 30 à 50% des absences de longue durée au travail sont directement liées à l’épuisement, l’anxiété et la dépression. (1)

Branché

Il est désormais très facile de rester «branché » sur le travail en tout temps, ce qui en fait une fuite facile ne laissant ainsi aucun répit au corps et au cerveau.

Les nouvelles technologies donnent l’illusion que ça peut aller plus vite mais est-ce réellement le cas ? Et au niveau familial, il arrive fréquemment de voir un parent vouloir aller plus vite et en faire plus, alors que l’enfant met un frein soit en s’opposant, en faisant une crise ou en étant malade, imposant ainsi avec frustrations chez l’adulte, un ralentissement du rythme familial.

Cette pression dans laquelle embarque le parent entraîne des insatisfactions autant au travail que dans la vie familiale et conjugale risquant de provoquer un désir de changements : séparation, changement de travail, achats impulsifs, etc.

Changer sa perception

Pour la conciliation travail famille, il n’y a pas de possibilité d’ajouter des heures ou des jours dans une semaine.

Il n’y a que vous qui pouvez vous donner du temps, faire des bilans régulièrement pour voir ce qui peut être modifié. Tentez de vous rappeler les raisons des choix que vous avez faits : conjoint, enfants, carrière. Tentez de tenir compte de vos capacités et vos limites afin de ne pas vous épuiser. Pour ce faire, un psychologue peut vous être utile soit à faire un bilan de vie. Mais avant, tentez de respirer… Prendre le temps de prendre des respirations profondes régulièrement peut contrer les effets négatifs du stress.

Le plaisir et le rire sont également des ingrédients positifs à ajouter à votre quotidien. Plutôt que de penser ce qu’il y a à faire demain, faites des listes pour libérer votre esprit et centrez-vous sur le moment présent.

(1) Statistique Canada, Institut National de Santé Publique, Section Conciliation travail-famille du site du ministère de la Famille et des Aînés.

Extrait d’une formation donnée par Nathalie Parent, psychologue : La Conciliation travail-famille : garder l’équilibre!


Quelques trucs

Trucs pour la famille : faire du covoiturage, organiser ou se joindre à des cuisines collectives, échanger du gardiennage, faire appel à des ressources externes (ménage, SOS cuisine), favoriser des activités à proximité, établir une routine afin de gagner du temps, regrouper les déplacements à faire, acheter des vêtements sans repassage et surtout renoncer à la perfection! Valoriser le temps de qualité. Quand tout va trop vite, permettez-vous un temps d’arrêt pour prendre du recul et mieux comprendre.

Trucs pour le travail : reconnaître ce sur quoi j’ai du pouvoir et mettre l’énergie à changer ce qui peut l’être (soi, sa perception et non les autres), réduire le temps de travail (et la tâche!), déléguer si possible, faire du télétravail sans excès, établir des priorités, dédramatiser en se demandant si « c’est grave » ou si c’est « juste plate », se donner droit à l’erreur en se disant « la prochaine fois… ».


 

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