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Hockey | Québec

Bettman « fait monter les prix », croit Labeaume

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Photo d'archives

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En homme d’affaires avisé, le commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Gary Bettman, «fait monter les prix» en laissant entendre que Québec ne pourra vraisemblablement pas obtenir une équipe professionnelle par le moyen d’une expansion de la Ligue, croit Régis Labeaume.

Le maire de Québec réagissait, hier, en point de presse, aux déclarations de M. Bettman selon lequel «dans le cas de Québec, cela [l’expansion] nous forcerait à ajouter une autre équipe dans l’Est et je ne suis même pas sûr de la façon dont on composerait avec ça».

Pas surpris

La LNH compte déjà 16 équipes dans l’Est et seulement 14 dans l’Ouest. Les (hypothétiques) Nordiques joueraient évidemment dans la division de l’Est, ce qui compliquerait passablement les choses pour la LNH, suggère ainsi M. Bettman.

Nullement surpris par ce genre de propos, Régis Labeaume leur a même trouvé une justification.

«Gary Bettman est un incroyable homme d’affaires, a-t-il lâché. J’ai énormément de respect pour lui. Alors, un peu d’eau froide, un peu d’eau chaude, ça met tout le monde un peu sur les épines. J’écoute ce qu’il dit, mais il va peut-être revenir pour parler d’expansion. Si j’étais à sa place, je ferais exactement pareil pour faire monter les prix.» Selon le maire, «il faut se laisser désirer quand tu veux vendre quelque chose».

Nervosité à Québecor ?

S’il doit y avoir des inquiétudes, elles seraient à exhumer du côté du futur gestionnaire de l’amphithéâtre plutôt qu’à l’hôtel de ville, indique M. Labeaume. «Ma job n’est pas d’aller chercher un club. Moi, c’est la bâtisse, a réitéré le maire. À partir du moment où c’est pas ma job d’aller chercher de club, je pense que ceux qui sont potentiellement les plus nerveux, c’est Québecor.»

Faut-il vraiment croire que Régis Labeaume ne joue pratiquement aucun rôle dans la tentative de ramener les Nordiques? «Je pousse quand on me le demande. Quand on pense que je peux être utile, j’interviens. Je tiens mon rang», a-t-il répondu, avec le sourire, en prenant bien soin de demeurer évasif.

Martin Tremblay, porte-parole de Québecor, a fait savoir qu’il n’avait aucun commentaire à formuler au sujet d’une éventuelle «nervosité» de la compagnie.

 
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