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Drame à Saint-Liboire

«Nicolas ne méritait pas ça», selon sa mère

Saint-Liboire
Photo Facebook Le petit Nicolas est décédé lundi, heurté par un train, à Saint-Liboire.

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La maman du petit Nicolas, décédé lundi, alors que son père aurait volontairement posté sa voiture devant un train, est en colère du fait que ses nombreux appels à l’aide sont restés sans réponse.

«Thierry Patenaude-Turcotte était malade», a affirmé Mélanie Charron au Journal, jeudi, alors qu’elle se confiait à un média pour la première fois depuis le drame.

«Oui, il a tué son fils, a-t-elle ajouté. Et je le savais. Je l’ai dit aux avocats, à la police, à tout le monde. Mais ils n’ont rien fait.»

Mélanie Charron et Thierry Patenaude-Turcotte étaient en pleine séparation et en guerre pour la garde de leur petit Nicolas, qui allait avoir deux ans au mois d’août. Le père était allé chercher son fils à la garderie, vendredi dernier, et devait l’y ramener lundi matin.

Le père et le fils sont décédés après avoir été happés par un train, à Saint-Liboire. L’homme de 42 ans aurait volontairement placé sa voiture sur la voie ferrée.

À l’arrivée des secours, le petit Nicolas n’avait déjà plus de pouls.

«Il ne méritait pas ça», a soufflé la mère, anéantie. Mélanie Charron, qui aurait séjourné dans un centre d’aide pour femmes après avoir porté plainte contre son conjoint pour des gestes violents, regrette de ne pas avoir été davantage entendue par les autorités. «Je vais me battre, c’est sûr, a-t-elle dit, d’une voix émue. Par amour pour mon fils. Mais en ce moment, je n’ai plus de forces.»

Drame de trop

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a abondé dans le même sens dans un communiqué qu’il a fait parvenir hier après-midi. «Ce drame familial – un de trop – est l’exemple parfait que les notions de principe de précaution et d’approche préventive ne font pas partie des cours civiles du Québec lorsque vient le temps d’assurer la protection des enfants», a-t-il écrit.

Il a ajouté que les policiers et les juges prennent des décisions «qui donnent trop souvent l’occasion à un parent en détresse de commettre l’irréparable».

 

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