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Tour de Beauce

Bruno Langlois s’adapte à un nouvel environnement

Le cycliste est maintenant capitaine de route pour 5HR Energy

Membre de la formation américaine 5HR Energy après avoir pédalé avec l’équipe Garneau-Québecor au cours des dernières années, Bruno Langlois (à droite) a découvert un nouvel environnement et un nouveau rôle au sein d’une équipe américaine.
Photo courtoisie Membre de la formation américaine 5HR Energy après avoir pédalé avec l’équipe Garneau-Québecor au cours des dernières années, Bruno Langlois (à droite) a découvert un nouvel environnement et un nouveau rôle au sein d’une équipe américaine.

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Le cycliste Bruno Langlois vit une expérience complètement différente cette année.

Membre de la formation américaine 5HR Energy après avoir pédalé avec l’équipe Garneau-Québecor au cours des dernières années, Langlois a découvert un nouvel environnement et un nouveau rôle. «J’ai eu besoin d’une période d’adaptation, a reconnu Langlois. Entouré uniquement d’Américains, je suis le seul étranger de l’équipe. La mentalité des gars est différente.

«Au début, je ne voulais pas trop m’imposer, mais j’ai tranquillement pris ma place, de poursuivre celui qui a remporté le Grand Prix de la montagne de l’étape du Pro Tour disputée à Québec en septembre dernier. Parce que je suis le plus vieux et le gars le plus expérimenté, le directeur sportif prend en considération mes opinions et m’a confié le rôle de capitaine de route. Je ne suis pas le leader et les autres gars ne courent pas pour moi, mais c’est pas mal moi qui prends les décisions dans le feu de l’action.»

Adaptation

S’il a vécu une période d’adaptation, Langlois ne regrette pas sa décision de s’exiler. «J’ai aimé mon expérience avec Garneau-Québecor, mais je laissais beaucoup d’énergie à l’extérieur de la course, a-t-il raconté. Comme coureur, tu es habitué à te reposer après les courses et à regarder le hockey en soirée. Dans mon cas, je m’occupais de la logistique et de la gestion du personnel.»

Même s’il ne compte aucune victoire depuis le début de la saison, le coureur natif de Rimouski estime qu’il affiche une excellente forme. «Sur papier, je n’ai encore rien gagné alors que je gagnais chez Garneau, mais je ne suis pas moins fort, a-t-il souligné. Les coureurs de 5H Energy sont plus marqués et il devient plus difficile de partir en échappée. On a une cible dans le dos, ce qui n’était pas mon cas l’an dernier.»

16e participation

Langlois est un habitué du Tour de Beauce, lui qui sera au départ pour une 16e fois ce matin à Sainte-Justine. «Ça doit être un record, a-t-il lancé avec un large sourire. Parce que je ne suis pas un pur grimpeur, je vise de bons résultats d’étape avant de penser au classement général, a-t-il expliqué. C’est à Québec, samedi, que je veux le mieux faire, mais j’ai aussi des visées pour l’étape de Saint-Georges que j’ai gagnée en 2012. Pour le reste, je vais travailler pour mes coéquipiers qui sont de meilleurs grimpeurs que moi.»


 

20 équipes sur le fil de départ

La 29e édition du Tour de Beauce comptera finalement 20 équipes à la ligne de départ.

La formation suédoise Fire Fighters s’est retirée, elle qui devait être aussi présente au Grand Prix de Saguenay qui a pris fin, dimanche dernier.

«Nous ne sommes pas dans le trouble en raison de ce désistement, a assuré le directeur général Francis Rancourt. Au niveau logistique, ça fait notre affaire puisque nous avons perdu trois hôtels à Saint-Georges au cours des dernières années. Leur décision est quasiment un soulagement. On ne retrouvait pas de noms connus au sein de l’équipe suédoise sauf un.»

Lutte

Rancourt entrevoit une belle lutte pour le titre au classement général.

«C’est la première année où c’est aussi ouvert, a-t-il indiqué. Si les Colombiens font bien au contre-la-montre, je crois en leurs chances de bien réussir au général parce que ce sont de bons grimpeurs. L’équipe américaine de Smartstop, Novo Nordisk, Amore Vita et l’équipe Silber Pro Cycling dirigée par Gord Fraser pourraient aussi bien se tirer d’affaire.»


 

L’organisation espère le retour du critérium

L’organisation du Tour de Beauce reprend espoir. Épreuve très populaire, le critérium a été retiré au terme de l’édition 2009 à la demande de l’Union cycliste internationale (UCI).

L’organisme ne voulait plus que les critériums se retrouvent dans les courses par étapes.

Spectacle

Un premier pas a été franchi l’an dernier alors que le critérium pouvait revivre à la condition d’être présenté comme la première ou la dernière étape. Cette année, une autre avancée a été faite alors que le Grand

Prix de Saguenay a obtenu une dérogation lui permettant de présenter un critérium au moment souhaité.

«Sportivement, ce n’est pas un événement qui veut dire grand-chose, mais le critérium permet d’amener du monde au vélo, a expliqué le directeur général Francis Rancourt. On ne peut pas présenter ce genre d’événement le mardi matin. Il faut choisir un moment où il y a de l’animation au centre-ville. En Amérique du Nord, le critérium est très important pour le spectacle.»

«Notre souhait est de ramener le critérium le vendredi soir la même journée que le contre-la-montre qui est disputé en matinée, de poursuivre Rancourt. En raison des risques de chute, les équipes ne sont pas très intéressées à participer à un critérium qui servirait de prologue. Et le dimanche matin n’est pas une option très intéressante.»

« étirer la sauce »

Quelques années avant son retrait en Beauce, le critérium ne comptait plus pour le classement général.

«Ça nous a permis d’étirer la sauce le plus longtemps possible, a imagé Rancourt. Si l’épreuve revient, on souhaite qu’elle soit comptabilisée au général. L’UCI veut toutefois éviter que certains coureurs parcourent une moins longue distance et ne souhaite pas d’écarts aux règlements avec les tours gratuits lorsqu’un coureur est victime d’une crevaison.»

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