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Boom Desjardins

«Le métier de chanteur, je l’ai dans les veines.»

Boom Desjardins
Photo d’archives «Les choses qui me touchaient jeune, me touchent encore autant aujourd’hui. Je fais de la musique pour les gens qui viennent me voir, et je sais qu’ils n’ont pas toujours la vie facile…»

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À l’abri des projecteurs depuis 2011, Boom Desjardins est rentré chez lui, en Abitibi, là où il s’est lancé dans le développement immobilier. Même s’il connaît un vif succès dans cette nouvelle carrière, il n’a pas pour autant mis la musique de côté. Maintenant qu’il «a placé ses pions», il promet «de revenir en grand» avec un nouvel album, qui devrait paraître en février.

À l’abri des projecteurs depuis 2011, Boom Desjardins est rentré chez lui, en Abitibi, là où il s’est lancé dans le développement immobilier. Même s’il connaît un vif succès dans cette nouvelle carrière, il n’a pas pour autant mis la musique de côté. Maintenant qu’il «a placé ses pions», il promet «de revenir en grand» avec un nouvel album, qui devrait paraître en février.


En 2011, vous avez pris la décision de prendre une pause ?

C’est exact. Il faut dire que ce n’était pas la première fois que j’en prenais une, j’avais fait le même choix en 2006. Je ressentais le besoin de prendre du temps en famille. Et j’avais passé beaucoup de temps en Martinique, d’où vient ma conjointe. Cette fois-ci, j’avais envie de prendre un break. Dans les quatre dernières années, j’avais donné beaucoup de spectacles et participé à plusieurs festivals avec mon album Rock le Québec. Je me disais que ça ferait du bien qu’on s’ennuie un peu de moi, de toute façon, j’avais envie de faire autre chose.

Vous oeuvrez maintenant dans l’immobilier, en Abitibi. Quel est votre rôle exact ?

Je suis maintenant le directeur du développement des affaires secteur Nord pour Devcore. Une entreprise de développement immobilier dont le propriétaire est un ami, Jean- Pierre Poulin. (...) Jean-Pierre a acheté 1000 terrains sur place. La belle histoire a donc débuté l’année dernière, au printemps. Nous avons fait l’ouverture d’un premier site dans le cadre d’un projet de 23 millions de dollars.

Êtes-vous indépendant financièrement ?

J’ai pris de longues pauses alors, faites le calcul. À l’époque, si on obtenait du succès et que tes tounes tournaient à la radio, ça te maintenait en vie, cela a beaucoup changé. Je suis davantage indépendant financièrement car j’ai fait autre chose. Autrement dit, aujourd’hui, je pourrais me permettre de rester chez moi...

Alors vous n’avez pas opté pour l’immobilier parce que vous n’aviez plus d’argent ?

Non, effectivement. Je suis organisé, prévoyant. J’étais dans une situation où je savais que je pouvais prendre une pause. Il faut dire que lorsque je fais un disque ou un spectacle, je suis co-producteur ; à une époque, j’ai même eu ma propre maison de disque. Les dernières années m’ont permis de placer mes pions. Cette indépendance aide beaucoup à la création.

Que voulez-vous dire ?

Aujourd’hui, je peux me permettre de ne pas faire de musique uniquement pour avoir du succès. Je fais de la musique pour pouvoir retourner sur scène, et faire les chansons dont j’ai envie. J’ai décidé de me donner à fond avec Devcore pour avoir la tête libre et pouvoir me concentrer à faire ce que j’aime. Chose certaine, je ne veux pas décevoir les gens, je veux revenir en grand.

Après la sortie de votre dernier album, aviez-vous l’impression que les radios vous boudaient ?

Non, je crois qu’il n’y a rien de personnel là-dedans. Les choix des programmations se font plutôt en fonction du public auquel on t’identifie. Alors si tu es un artiste catalogué «adulte», il est plus difficile de jouer dans les radios qui ciblent un public plus jeune, par exemple une clientèle homme 25-35 ans. Pourtant, c’est un public que je retrouve dans mes salles de spectacle.

Est-ce que vous vivez des frustrations par rapport à l’industrie de la musique actuelle ?

On dirait que depuis Kaïn, je n’ai rien entendu qui se démarque. Prenez Kevin Parent, nous sommes littéralement tombé en amour avec lui. Il a apporté quelque chose à la musique. Même chose pour Eric Lapointe et La Chicane. Aujourd’hui, on dirait que tout ressemble à Kaïn ou à Dany Bédar. La créativité a moins sa place, on dirait. Sinon, on ne fait pas nécessairement la musique que les gens veulent entendre. On dirait qu’on choisit pour les gens ce qu’ils doivent aimer.

Vous êtes heureux de la carrière que vous avez menée ?

J’ai eu la chance de démarrer ma carrière au sommet de l’industrie. J’ai fait des ventes de près de 300 000 avec La Chicane. Dans ma carrière, je n’ai jamais connu de flop. Oui, je suis fier de ce que j’ai accompli.

Est-ce que la musique vous manque ?

Tout à fait. Malgré mon implication dans Devcore, je n’ai jamais abandonné la musique. Cette année, et sans que j’aie avisé ma compagnie de disque, j’ai contacté mes chums Yannick Boivin du groupe Yello mollo, Erick Maheu du groupe Kaïn et Etienne Jolie qui joue avec David Jalbert. Nous nous sommes isolés dans un chalet et nous avons pondu une dizaine de tounes (l’album le plus folk qu’il a fait dit-il). Ça a vraiment été une belle expérience ! J’en mangeais ! Peut-être parce que j’avais été à l’écart un bon moment.

Quand l’album sera t-il lancé ?

En février prochain. J’ai hâte. Les gens me demandent souvent à quand un nouvel album? Le métier de chanteur, je l’ai dans les veines. Faire de la musique est vital pour moi.

 

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