/news/politics
Navigation
Aide sociale | Fraudeurs

Québec intensifie la chasse aux fraudeurs

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) François Blais.
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE QUÉBEC Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) François Blais.

Coup d'oeil sur cet article

Le ministère de la Sécurité publique s'apprête à embaucher une dizaine de nouveaux employés pour débusquer les fraudeurs de l'aide sociale.

«On a eu l'autorisation du Conseil du trésor pour faire quelques embauches très spécifiques. Il s'agit d'intensifier certaines pratiques qui ont donné du succès, qui nous ont permis de trouver des fraudeurs», a expliqué le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) François Blais.

Les 10 nouveaux employés se joindront à une équipe déjà en place dont le travail consiste à faire des recoupements d'informations provenant de différents ministères et de l'Agence du revenu du Québec au sujet de personnes suspectes. «Il s'agit de groupes de personnes qui utilisent de petits stratagèmes pour commettre des fraudes. Ce n'est pas un phénomène important, il n'y a pas augmentation de fraude à l'aide sociale», a précisé M. Blais.

En 2012-2013, le ministère de la Solidarité sociale a réclamé 100 millions de dollars versés en trop à des prestataires dont 66 millions lui ont été soustraits par des méthodes frauduleuses. Le solde aurait été versé à la suite d'erreurs de calcul par le ministère. Le montant total de prestations d'aide sociale versé par le MESS s'élève à 2,9 milliards. «C'est important de s'assurer que ces sommes-là vont aux bonnes personnes», a ajouté le ministre.

2,7 milliards

Cette resserrement des contrôles du MESS fait partie des mesures envisagées par le gouvernement Couillard pour comprimer ses dépenses de 2,7 milliards, cette année. Les documents budgétaires du gouvernement annoncent un «renforcement de la détection et du traitement des dossiers non conformes». Bien que des «rencontres individualisées» fassent partie du plan de restruction, François Blais promet qu'il ne s'agira pas de méthodes invasives pouvant s'apparenter au système des «boubou macoutes» mis en place par le gouvernement de Robert Bourassa à la fin des années 1980. «On n'ira pas dans les ménages», a-t-il précisé. Le gouvernement n'a pas de cible quand à l'argent qu'il souhaite récupérer.

Le ministre Blais promet que l'argent qui sera dépensé pour embaucher les 10 nouveaux limiers sera compensé par des économies réalisées ailleurs. «On estime qu'il y aura diminution des prestations ce qui permettra de réaliser des économies.» Le nombre de prestataires d'aide sociale a atteint un plancher de 449 885 bénéficiaires en janvier 2014, pour un taux de 6,7%.

Commentaires