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Municipal

Un déficit de 21 millions $

«On ne sait pas faire de budget et quand on en fait, on ne les respecte pas»

Le chef de l'ERD, Paul Grimard, et la conseillère municipale Josée Néron, ont commenté les états financiers 2013 de Saguenay, hier, en point de presse.
Photo Roger Gagnon Le chef de l'ERD, Paul Grimard, et la conseillère municipale Josée Néron, ont commenté les états financiers 2013 de Saguenay, hier, en point de presse.

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L’Équipe du renouveau démocratique (ERD) dénonce la mauvaise gestion de Saguenay, qui a affiché un déficit de fonctionnement de 21 M$ en 2013, contrairement aux 4 M$ en surplus avancés par l’administration municipale.

Réagissant hier aux états financiers de la ville, déposés la semaine dernière, lors de la séance du conseil municipal, le chef de l’ERD, Paul Grimard, a affirmé que le chiffre présenté par la Ville l’a été à des fins fiscales et que les dépenses sont plutôt de 21 M$ plus élevées que les revenus.

«On ne sait pas faire de budget et quand on en fait, on ne les respecte pas, a martelé le comptable à la retraite. On sous-budgète. Quand le budget est déposé en janvier, on sait déjà qu’il y aura un déficit puisque les dépenses sont sous-évaluées. La ville est mal gérée.»

Il cite en exemple le déneigement, qui a coûté 18,7 M$ en 2013 alors qu’on en avait prévu seulement 16 M$ au début de cet exercice financier.

Dette

M. Grimard a directement attaqué le maire Jean Tremblay pour «ces incohérences» qui ont aidé à la croissance de la dette. Celle-ci a presque doublé depuis 2001, passant d’environ 171 M$ à 335 M$ en 2013.

«On doit être vigilant, car il ne connaît pas ça, a renchéri le chef de l’ERD qui a écarté la possibilité de hausser les taxes municipales. Il était notaire et est maintenant en théologie. C’est loin de la gestion des fonds publics et c’est surtout loin de ce dont les citoyens ont besoin et de ce qu’ils veulent.»

Pour l’opposition officielle, la ville a erré en investissant dans plusieurs chantiers majeurs en un court laps de temps dans les dernières années, comme la Place du citoyen, à Chicoutimi, et le quai d’escale, à La Baie.

«C’est une gestion en accéléré et ça nous fait faire des erreurs et des investissements qui n’ont pas de raison d’être. On met la charrue devant les bœufs», a dénoncé la conseillère Josée Néron.

Le maire Tremblay répond que son modèle a fait ses classes.«Ç’a été notre méthode de dire qu’on budgète le moins possible dans les services pour charger moins cher de taxes. On va donc continuer ainsi», a dit M. Tremblay, rappelant que la valeur foncière de la ville a augmenté.

—Avec la collaboration de Kate Tremblay

 
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