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Naufrage du traversier en Corée: Yoo Som-Na reste en détention en France

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REUTERS

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PARIS - La justice française a maintenu mercredi en détention Yoo Som-Na, membre de la famille propriétaire présumée du traversier qui a fait naufrage au large de la Corée du Sud, dont l'avocat a indiqué qu'elle contesterait son extradition.

«On va contester son extradition (vers la Corée du Sud) jusqu'au bout par toutes les voies de recours possibles et imaginables», a assuré Me Patrick Maisonneuve, en marge d'une audience à Paris consacrée à la demande de mise en liberté de sa cliente.

Celle-ci a été refusée, le président Jean Bartholin expliquant que la cour avait été «sensible au fait que le frère» de Mme Yoo avait «quitté la France et avait disparu» et que «son père et son autre frère avaient souhaité» se soustraire à la justice de leur pays.

Me Maisonneuve a dénoncé «une solidarité pénale familiale», qui aurait été décrétée par la cour, et annoncé son intention de demander de nouveau la libération de sa cliente, présente à l'audience et détenue à la maison d'arrêt de Fresnes, en région parisienne.

La procédure d'extradition elle-même, qui pourrait prendre plusieurs mois, sera l'objet d'audiences futures.

Yoo Som-Na, 47 ans, avait été interpellée le 26 mai à Paris en vertu d'un mandat d'arrêt sud-coréen visant la famille Yoo, soupçonnée d'être propriétaire, via un montage complexe de sociétés, du traversier dont le naufrage avait fait quelque 300 morts en avril.

Selon le rapport lu à l'audience par Jean Bartholin, les Sud-Coréens reprochent à Yoo Som-Na des faits d'escroqueries pour plusieurs millions d'euros, tour à tour évalués à 6 ou 9 millions d'euros (9 et 13 MS CAN) durant l'audience. «On ne comprend pas très bien ce qu'on lui reproche», a commenté Me Maisonneuve.

Le parquet général avait requis le maintien en détention de Mme Yoo Som-Na. Me Patrick Maisonneuve a contesté tout risque de destruction de preuves ou de fuite. Il a relevé qu'elle vivait depuis début 2013 en France, où elle s'est installée plus d'un an avant le naufrage, et que son fils de 16 ans y était scolarisé.

Le naufrage du Sewol, le 16 avril au matin, avait coûté la vie à quelque 300 personnes, dont 280 étudiants d'un même établissement au sud de Séoul.

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