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Plaidoyer du maire pour le bilinguisme

Régis Labeaume ne voit aucune contradiction avec l’encouragement d’une immigration francophone

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Charlottetown | Régis Labeaume s’est livré, hier, à un vibrant plaidoyer pour le bilinguisme, chez les immigrants en particulier et de façon plus générale, pour toute la population du Québec.

Le Journal interrogeait le maire de Québec au sujet d’un aspect précis du «Programme municipal de subventions pour l’accueil, l’intégration et la rétention des personnes immigrantes» que le Comité exécutif a autorisé mercredi. On peut y lire que «la Ville de Québec préconise de s’ouvrir au bilinguisme pour soutenir les créneaux d’avenir».

Le maire de Québec a assuré qu’il n’y avait aucune contradiction entre l’encouragement d’une immigration francophone et le désir de voir les citoyens de la ville maîtriser au moins deux langues.

«Il ne s’en fait pas assez en matière de bilinguisme à Québec. J’ai le goût de m’investir là-dedans pour faire en sorte que les gens soient plus bilingues, a-t-il fait savoir. Autant on demande aux gens de bien parler français, autant il faut être bilingue. Tous les employeurs me disent qu’on n’a pas suffisamment de gens bilingues à Québec.»

Affirmant que «notre pays est parfois dur à comprendre», M. Labeaume a ajouté «qu’à la fin du secondaire, tous les jeunes Québécois devraient être bilingues. La francophonie n’est pas en antinomie avec le bilinguisme».

Immense injustice sociale

Dans la même veine, Régis Labeaume s’en est pris à «une immense injustice sociale». «Les familles où il y a de l’argent envoient leurs enfants dans des camps bilingues et dans des cours particuliers bilingues. Ça élargit la fracture sociale, parce que ceux qui n’ont pas d’argent ne deviennent pas bilingues», croit-il.

M. Labeaume s’est même interrogé, à voix haute, quant aux priorités du gouvernement du Québec. «Pourquoi le gouvernement provincial ne s’organise-t-il pas pour que les jeunes soient bilingues à la fin du secondaire? Comment ça se fait que ce n’est pas une priorité? Ça me dépasse. C’est ridicule de se poser la question. C’est une évidence.»

Soutien renouvelé à Michaëlle Jean

Le maire de Québec a par ailleurs renouvelé son soutien à l’ancienne gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, dont la candidature à la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été confirmée au cours des dernières heures. «Elle ferait une magnifique secrétaire générale de l’OIF», pense-t-il.

Si la rumeur du soutien de la France à la candidature de l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, devait se confirmer, M. Labeaume croit qu’on assisterait du coup à une chaude lutte. «Ça, ce serait un très gros candidat. Il (M. Delanoë) est très fort auprès de l’Afrique», a affirmé M. Labeaume.

Le prochain sommet de la Francophonie, au cours duquel un successeur d’Abdou Diouf sera désigné, aura lieu à Dakar, au Sénégal, à la fin novembre.

 

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