/slsj
Navigation

Un grand homme nous quitte

Il avait sa façon à lui de venir chercher le meilleur de chaque joueur. Il n’était pas seulement un coach, mais aussi un 2e père pour nous tous

JDQ_Gaston_Drapeau001
Photo d'archives Victime d’un arrêt cardiaque, Gaston Drapeau a rendu l’âme dans la nuit de vendredi à samedi à l’âge de 71 ans. Il a notamment été l’entraîneur des Saguenéens et des Remparts dans la LHJMQ.

Coup d'oeil sur cet article

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris comme vous samedi matin le départ de notre bon ami Gaston Drapeau. Le petit colonel est parti comme il était, imprévisible et discret.

Pour moi, Gaston aura été plus qu’un entraîneur. À ma dernière saison chez les Saguenéens, en 1986-87, il avait été celui qui avait permis à ma carrière de prendre un tournant inespéré et qui m’avait permis d’atteindre mon rêve de jouer dans la LNH.

À 20 ans, sans contrat, de retour du camp d’entraînement des Sabres de Buffalo, l’ami Gaston m’avait convaincu de revenir à Chicoutimi pour une dernière saison, et quelle saison ce fût. Il avait sa façon à lui de venir chercher le meilleur de chaque joueur. Il n’était pas seulement un coach, mais aussi un 2e père pour nous tous.

Nordiques

De mon côté, à la fin de cette saison, il m’avait servi d’agent lors de mon premier contrat professionnel avec les Nordiques de Québec. En blague, je lui remémorais souvent ce moment spécial en lui disant qu’avec le montant que j’avais signé, il était mieux de rester entraîneur parce qu’en tant qu’agent, il était pourri….lolll..

Anecdote que pas beaucoup de gens savaient, Gaston avait déjà été boxeur à Québec dans sa jeunesse, le temps d’une dégelée… Sous le nom de Ray Norris, il avait fait une brève carrière de boxeur avant de se rendre compte qu’il était mieux de se lancer dans le coaching. Bonne décision dans son cas.

LHJMQ

Le hockey a ensuite fait partie de sa vie. Ses années dans la LHJMQ, et spécialement avec les Saguenéens, auront bercé sa mémoire et ses souvenirs jusqu’à samedi dernier. Il nous aura tous un peu marqués à sa façon. Je crois que nous avons tous une petite histoire que nous pourrions conter sur ce personnage attachant.

De mon côté, ce que j’ai le goût de dire à Gaston, c’est simplement merci… Merci d’avoir donné un tournant à ma carrière.

Merci d’avoir été un coach, un 2e père, un agent, un mentor et surtout un ami exceptionnel.

Ma dernière pensée va à Denise et à Mathieu qui ont été sa fierté… Bon courage… et… bon repos, le p’tit colonel !

 

Commentaires