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Des laissez-passer du Festival d’été à louer

L’entreprise Shareapass met sur pied un nouveau service d’échanges entre festivaliers

L’un des fondateurs de Shareapass, Jonathan Parent, assure que son service d’échanges de laissez-passer est légal.
Photo Jean-François Desgagnés L’un des fondateurs de Shareapass, Jonathan Parent, assure que son service d’échanges de laissez-passer est légal.

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Une jeune entreprise de Québec lancera un service d’échanges de laissez-passer d’événements du 3 au 13 juillet, pendant le Festival d’été, même si l’organisation du festival a refusé de s’associer avec elle.

Le fonctionnement de Shareapass, fondée par Jonathan Parent et Francis Bédard, est assez simple. Si vous avez un laissez-passer du FEQ et souhaitez le partager pour les soirées où vous ne prévoyez pas l’utiliser, vous pouvez le louer en soumettant une offre sur le site de Sharea­pass, selon une série de conditions visant à protéger le prêteur et l’emprunteur.

Une fois une entente conclue entre deux utilisateurs, l’échange se fera dans un lieu de consigne qui sera situé au 305, rue Victor-Révillon, dans le quartier Saint-Roch. Des frais administratifs de 7 % sont réclamés à chaque utilisateur.

Pas de la revente

Jonathan Parent assure que Shareapass, dont le modèle a été testé avec succès lors du Web à Québec, l’an dernier, est légal. «Ce n’est pas de la revente, mais plutôt un transfert temporaire», dit-il, puisque le laissez-passer revient à son propriétaire initial.

«Il y a un libre marché sur les tarifs, explique-t-il, mais il y a un prix plafond. Par exemple, pour aller voir Lady Gaga, tu ne peux pas demander plus que le prix du laissez-passer.» Donc, 76 $ dans le cas du FEQ.

Mais ce faisant, rien n’empêche un prêteur de demander 76 $ pour chaque soirée du FEQ. M. Parent admet que l’astuce est possible, mais que ce serait une «offre difficile à vendre».

Le FEQ n’endosse pas

Jonathan Parent affirme que son partenaire et lui ont eu des discussions avec des événements comme le Festival d’été, Osheaga et même le festival des Vieilles Charrues, en France, à qui ils proposent de partager les profits moitié-moitié.

Le FEQ, qui a décidé de ne pas donner suite à la proposition de Shareapass, n’a pas donné d’entrevue au Journal, nous référant à un statut Facebook publié cette semaine dans lequel il dit n’endosser aucune initiative du genre.

«Conséquemment, y dit-on, [le FEQ] ne peut garantir la protection d’un laissez-passer qui aura transité d’une manière ou d’une autre par une entreprise non accréditée par le FEQ.»

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