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Une mineure était assise sur la banquette arrière

Une jeune femme semble assise sur les genoux d'un policier du SPVM.
Photo Facebook Une jeune femme semble assise sur les genoux d'un policier du SPVM.

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L'histoire du policier du SPVM photographié avec une femme assise sur ses genoux continue de soulever des questions, en raison de la deuxième jeune femme assise sur la banquette arrière avec un autre agent. La situation est délicate, car il s’agit d’une mineure âgée de 17 ans.

La photo avait été prise par une passante et avait été largement diffusée sur les réseaux sociaux.

«À partir du moment où on parle d'un policier qui est en uniforme, qui est dans une auto-patrouille, on ne peut pas avoir une meilleure description de ce qui est une situation d'autorité», a commenté l’avocate Me Célina Saint-François.

L'âge de consentement légal est de 16 ans, mais de 18 ans si l'adulte est en position d'autorité, comme un policier. La jeune femme de la photo a expliqué qu'elle était ivre, qu'elle s'était collée sur le policier et qui l'a laissée faire.

«Je n'essaie pas de vous dire que c'est correct pour nous. Si c'était correct, on ne ferait pas d'enquête disciplinaire», a insisté le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière.

Acte criminel

Si le policier derrière a touché à la jeune fille, il a commis un acte criminel, selon Me Saint-François. «À partir du moment où il y a un caractère sexuel là-dedans, ou à partir du moment où il y a une incitation au contact. Si on demande à la jeune de le toucher ou quoi que ce soit, à ce moment-là, ça remplit les critères au niveau criminel», assure-t-elle.

«Les hommes en uniforme connaissent très bien cette notion importante, a expliqué Jean-François Brochu, un policier à la retraite. Si un policier n'a pas compris que son uniforme, dans le cadre de son travail, fait de lui une personne en autorité, il a manqué quelque chose.»

Le SPVM soutient que son enquête a démontré qu'aucun acte criminel n'a été commis.

«Pour l'instant, avec les témoins qu'on a, avec des témoins qui ne sont aucunement impliqués dans l'événement aussi, avec certaines preuves vidéo qu'on a, présentement, on n'a rien de criminel», a affirmé M. Lafrenière.

Témoignages difficiles

L'enquête s'appuie notamment sur les déclarations des jeunes femmes.

Selon Me Saint-François, il n'est pas rare, dans ce genre d'histoires, que les victimes refusent de témoigner.

«C'est la difficulté qu'on rencontre souvent dans notre travail, en tant qu'avocat, et au niveau des policiers également, lorsque les plaignants ou les victimes ne sont pas prêts à fournir des déclarations», a-t-elle dit.

Il faut donc s'en remettre essentiellement aux témoignages des deux jeunes filles et des deux policiers, les mêmes dont le comportement est critiqué par leurs supérieurs et qui, de toute évidence, vont aussi faire l'objet de sanctions disciplinaires.

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