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Maison Henry-Stuart

Un rare témoin de la bourgeoisie anglaise

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Située à l’angle de l’avenue Cartier et de la Grande Allée depuis 1849, la maison Henry-Stuart, blottie dans son îlot de verdure, est un joyau méconnu du patrimoine de la capitale nationale.

Située à l’angle de l’avenue Cartier et de la Grande Allée depuis 1849, la maison Henry-Stuart, blottie dans son îlot de verdure, est un joyau méconnu du patrimoine de la capitale nationale.

Construite au milieu du 19e siècle pour William Henry et Maria Curry, la résidence est aujourd’hui l’un des rares témoins d’un style architectural bourgeois répandu à Québec entre 1830 et 1870. «C’est un cottage Regency, donc une habitation qui est faite pour s’intégrer à la nature», explique Pierre B. Landry, directeur général d’Action patrimoine.

À cette époque, un mouvement romantique favorisait le déplacement des citadins vers la campagne. La bourgeoisie préférait s’éloigner de la ville grise et puante.

Le secteur de la Grande Allée, aujourd’hui en effervescence, était rural au moment de la construction du bâtiment. Il deviendra la première banlieue de Québec.

La résidence sera habitée, dès 1917, par Mary O’Meara et ses deux filles, Mary et Adèle Stuart. Les membres de la famille Stuart seront les derniers occupants de la maison, jusqu’au décès d’Adèle, en 1987.

L’année suivante, la maison Henry-Stuart, qui reflète le raffinement bourgeois, sera classée bien patrimonial et, en 1999, désignée lieu historique national.

Le temps arrêté

Derrière l’épais feuillage qui borde la maison, le temps s’est littéralement arrêté. La résidence recouverte de briques d’Écosse a été soigneusement conservée et fidèlement restaurée.

À l’intérieur, les photos de famille et la collection de quelque 2000 pièces de biens mobiliers antiques replongent les visiteurs au 20e siècle. Dans le salon, le service à thé disposé au milieu de la pièce laisse croire que la maison est encore occupée.

«La maison a la caractéristique exceptionnelle d’avoir conservé son intérieur tel qu’il a été aménagé par la famille Stuart au début des années 1920», souligne Amélie Soulard, coordonnatrice de la Maison Henry-Stuart.

Oasis urbaine

Le charme et le cachet de ce cottage Regency sont également attribuables au jardin à l’anglaise qui se trouve dans la cour arrière. Jardinière passionnée, Adèle Stuart a créé un impressionnant «jardin sauvage» qui renaît chaque printemps.

«C’est dans l’esprit d’un wild garden, indique M. Landry. Une vision très romantique, avec des textures et des couleurs, sans alignement droit.»

Bien que la ville se soit étendue autour de la résidence, l’oasis de verdure de la maison Henry-Stuart a traversé les décennies et perpétue la mémoire d’une époque révolue.

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