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Gérontophilie

Sexe et autres tabous du troisième âge

Sexe et autres tabous du troisième âge
photo courtoisie

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«Amour ou attirance sexuelle pour les personnes âgées», voici comment s’annonce le nouveau film du réalisateur/photographe/auteur/créateur de parfum torontois Bruce LaBruce qui se lance, cette fois, dans la comédie romantique.

«Amour ou attirance sexuelle pour les personnes âgées», voici comment s’annonce le nouveau film du réalisateur/photographe/auteur/créateur de parfum torontois Bruce LaBruce qui se lance, cette fois, dans la comédie romantique.

Mais décrire Gérontophilie comme une comédie romantique équivaudrait à parler du Parrain de Coppola comme d’un drame familial.

Dans cette œuvre filmée en français et en anglais, on s’intéresse à Lake (Pier-Gabriel Lajoie), jeune homme de 18 ans qui se découvre chemin faisant un fétichisme très fort pour les hommes d’âge mûr. Embauché grâce à sa mère (Thibault) dans un centre pour personnes âgées, il se lie d’amitié – et ultimement d’amour – avec monsieur Peabody, un homme d’une grande vivacité d’esprit qui refuse de prendre ses médicaments.

Lake décidera alors de sevrer son ami et de l’extirper du centre pour l’amener de l’autre côté du pays voir l’océan Pacifique, un de ses derniers rêves.

Tester ses limites

Les âmes sensibles n’ont rien à craindre. Rien de pornographique, on laisse plutôt la place à des moments de sensualité qui, de la nature même du scénario, en dérangeront certains à la peau plus sensible. Ayant d’abord injecté une bonne dose de comédie à leur histoire, LaBruce a estompé le tout afin que le film ne devienne pas une série de clichés qui masqueraient le propos premier.

L’intérêt particulier du film réside dans le fait que LaBruce joue avec les tabous et les complexités de notre société (jeunes vs vieux, blancs vs noirs, anglais vs français) sans se gêner, et tout ça semble à ce point surréel que ça passe comme lettre à la poste.

Appuyé par une excellente trame sonore, Gérontophilie ne fera pas l’unanimité par son propos, mais il s’inscrit dans la continuité de ce que fait le Torontois. À voir, ne serait-ce que pour tester vos propres limites.

  • Géronthophilie (3/5)
De Bruce La Bruce. Avec Pier-Gabriel Lajoie, Marie-Hélène Thibault, Walter Borden et Katie Boland.
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