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Lac-Mégantic | Un an

Une résidence pour aînés désertée

Les personnes âgées ont été relocalisées lors de l’explosion, mais n’ont jamais pu revenir 

​Le propriétaire de la Résidence Marianites, Jean-François Ruel, ne sait pas ce qu’il fera de son logement dans le futur. 
Photo Nicolas Lachance ​Le propriétaire de la Résidence Marianites, Jean-François Ruel, ne sait pas ce qu’il fera de son logement dans le futur. 

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Le propriétaire d’une résidence pour personnes âgées de Lac-Mégantic a perdu ses 17 clients à la suite de la tragédie, et ce, même si elle n’a jamais passé au feu et qu’elle n’est pas située dans la zone rouge.

Le propriétaire d’une résidence pour personnes âgées de Lac-Mégantic a perdu ses 17 clients à la suite de la tragédie, et ce, même si elle n’a jamais passé au feu et qu’elle n’est pas située dans la zone rouge.

La Résidence Marianites avait été évacuée lors de l’explosion du train à Lac-Mégantic. Dans la nuit du 6 juillet, toutes les personnes âgées avaient dû quitter d’urgence les lieux. La chaleur et le feu se dirigeaient rapidement vers l’immeuble.

Par chance, le bâtiment est resté pratiquement intact, mise à part la devanture qui est toujours bosselée à cause de la chaleur qu’avait provoquée le brasier.

Toutefois, la résidence était restée prisonnière de la zone jaune durant plus d’un mois, provoquant la contamination des lieux à cause des frigos et des congélateurs laissés sans électricité.

«Il y a des bris parce que les pompiers ont dû défoncer», relate Jean-François Ruel, le propriétaire.

Alors, pendant des mois, la résidence n’a pu être habitée et les personnes âgées se sont relogées. «On a perdu toute notre clientèle», dit-il.

Longue année

«On a dû tout décontaminer, nettoyer et faire des réparations. C’est seulement à partir du 1er novembre qu’on était prêt à louer, mais évidemment j’avais perdu toute ma clientèle», souligne-t-il.«Elles ont été relocalisées dans les autres résidences de la MRC».

Afin de rentabiliser son bâtiment et continuer de payer son hypothèque, M. Ruel a décidé de louer des chambres aux travailleurs venus de l’extérieur de la ville pour aider à la reconstruction. Toutefois, l’hiver n’a pas été rentable. «Il n’y avait plus d’activité au centre-ville. Tout l’hiver, on n’a pas pu louer», explique-t-il, souhaitant que la saison estivale soit plus lucrative.

Avenir incertain

Le propriétaire ne sait toujours pas si son bâtiment redeviendra un jour une résidence pour aînés. «On est tributaire de ce qui va se passer au centre-ville», a-t-il mentionné, précisant que ses résidents devront avoir des services à proximité, comme c’était le cas avant le déraillement meurtrier.

«Réinventer la ville, on se doit d’y participer justement pour la vocation future du bâtiment. En fonction de ce qui va se dessiner, on vafaire des choix», dit-il.

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