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Élaine Allard, championne mondiale

Chronique Basket
photo courtoisie Élaine Allard

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Le 28 juin dernier à Toronto, Élaine Allard a réalisé le rêve de sa vie quand l’équipe féminine canadienne de basketball en fauteuil roulant a remporté le Championnat mondial.

Le 28 juin dernier à Toronto, Élaine Allard a réalisé le rêve de sa vie quand l’équipe féminine canadienne de basketball en fauteuil roulant a remporté le Championnat mondial.

En finale, le Canada a causé une surprise en battant l’Allemagne 54 à 50. Les Allemandes sont les championnes paralympiques en titre alors que les Canadiennes ont terminé au sixième rang des Jeux paralympiques de Londres, en 2012.

En plus d’avoir battu les Canadiennes en ronde préliminaire du Championnat mondial qui avait lieu pour la première fois en sol canadien, les Allemandes ont également remporté les cinq matchs disputés contre les Canadiennes lors d’un camp d’entraînement préparatoire, tenu à Winnipeg, en vue de cette compétition.

«Notre entraîneur-chef nous avait alors dit: s’il y a une fois où il faut les battre, c’est au Championnat mondial et c’est ce que nous avons fait», a raconté avec beaucoup de fierté, Élaine Allard, membre de l’équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant depuis 2009.

Malgré la perte de joueurs-clés, à seulement quelques semaines du tournoi en raison de blessures, les Canadiennes ont pu monter sur la plus haute marche du podium, un exploit qu’elles n’avaient pas réussi depuis 2006.

«Ce qui nous a permis de réussir cet accomplissement, c’est notre chimie d’équipe, d’expliquer l’athlète de Saint-Eustache. Nous sommes demeurées unies comme une famille, et ce, malgré l’adversité.»

Le rêve d’une vie

Devenue paraplégique à la suite d’un accident de VTT à l’âge de 16 ans, Élaine Allard a découvert le basketball en fauteuil roulant durant sa réadaptation.

Sportive avant son accident, son fauteuil roulant n’a jamais ralenti sa détermination à s’accomplir en tant qu’athlète de haut niveau.

«Quand j’ai commencé à jouer au basketball de façon sérieuse, dans la jeune vingtaine, l’équipe canadienne était championne du monde. Et c’était mon rêve, je voulais jouer pour la meilleure équipe du monde», d’expliquer l’athlète de 37 ans.

Plus de 15 ans plus tard, la Québécoise peut dire mission accomplie. Elle a réalisé le rêve de sa vie en juin dernier à Toronto.

Une athlète déterminée

Élaine Allard a réussi à se tailler un poste à temps plein dans l’équipe canadienne en 2009, après avoir été remplaçante pendant quelques années.

Son talent défensif et sa grande détermination lui ont permis d’endosser le chandail de l’équipe nationale, et ce, malgré sa petite taille de 5 pi 6 po.

Comme la majorité des athlètes de haut niveau, Élaine possède une discipline hors du commun. Son emploi à titre de directrice de compte à la Banque Royale lui permet de travailler à temps partiel afin qu’elle puisse se consacrer entièrement à son entraînement. En période de pointe, elle s’entraîne de quatre à six heures par jour.

Quand elle ne représente pas le Canada sur la scène internationale, Élaine joue au niveau 2A et 3A avec des équipes masculines du club des Gladiateurs de Laval.

Même si elle est âgée de 37 ans, Élaine n’a pas l’intention de prendre sa retraite sportive immédiatement.

Après avoir remporté le bronze et l’or aux Championnats mondiaux de 2010 et 2014 et terminé sixième aux Jeux paralympiques de Londres avec le Canada, elle a maintenant les yeux tournés vers les JO de Rio en 2016.

 

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