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Aires protégées

Québec maintient son objectif de protéger 12 % de son territoire d'ici 2015

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Photo courtoisie Éco-corridor Laurentides

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La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) peut dormir tranquille, le gouvernement du Québec garde le cap sur son intention de protéger 12 % de son territoire d'ici 2015.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a réagi mardi aux préoccupations de la SNAP, qui s'inquiète du retard qu'a pris la province dans l'aménagement d'aires protégées.

«Malgré les progrès remarquables accomplis au cours des dernières années au chapitre de la conservation, le Québec est encore loin d'atteindre l'objectif de protéger 12 % de ses terres d'ici 2015, et de respecter l'engagement international de protéger au moins 17 % du territoire d'ici 2020», peut-on lire dans le Rapport 2014 sur l'état des parcs du Canada, qui a été publié lundi.

L'organisme invite le gouvernement du Québec à «agir immédiatement» s'il souhaite atteindre ses cibles.

Le bureau du ministre de l'Environnement, David Heurtel, s'est voulu rassurant mardi. «L'objectif de créer 12 % d'aires protégées en 2015 est toujours en vigueur et nous allons continuer de travailler en collaboration avec nos partenaires pour y arriver», a-t-il indiqué dans un courriel envoyé à l'Agence QMI.

Québec entend poursuivre la mise en œuvre du Plan d'action 2011-2015 sur les aires protégées en collaboration avec ses différents partenaires que sont les utilisateurs du territoire, les Conférences régionales des élus, les MRC et les communautés autochtones.

Le ministère indique qu'il va mettre l'accent «sur les carences soulevées par le Portrait du réseau des aires protégées». Il ne précise toutefois pas si l'objectif de porter le réseau d'aires protégées à 17 % de la superficie du territoire québécois d'ici 2020 est maintenu.

La CAQ n'est pas surprise

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière d'environnement, Donald Martel, n'était pas surpris de constater que le Québec avait pris du retard dans la création d'aires protégées. Il y voit une «belle démonstration des façons de faire des vieux partis».

«C'est comme dans beaucoup d'autres domaines, que ce soit la santé ou le budget: on fixe des objectifs puis on ne réussit pas à les atteindre, a-t-il indiqué. On peut mettre de l'argent pour atteindre nos objectifs, mais si on n'applique pas une bonne gestion, on ne peut pas les réaliser.»

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