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Petit Maghreb

Sept adresses à découvrir dans le Petit Maghreb

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Photo le Journal de Montréal, Olivier Robichaud Au coucher du soleil, les musulmans du Petit Maghreb remplissent les cafés de la rue Jean-Talon Est.

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Le jour, le Petit Maghreb semble presque en dormance. Mais le soir, le quartier montréalais reprend vie autour de ses nombreux cafés. C’est normal: c’est le temps du ramadan.

Le jour, le Petit Maghreb semble presque en dormance. Mais le soir, le quartier montréalais reprend vie autour de ses nombreux cafés. C’est normal: c’est le temps du ramadan.

Depuis les années 1980, l’immigration maghrébine a complètement transformé la rue Jean-Talon Est, entre Saint-Michel et Pie-IX. Autrefois considérée comme une extension de la Petite Italie, cette artère commerciale forme le cœur de ce qu’on appelle maintenant le Petit Maghreb. On y voit, en grande majorité, des visages arabes, entrecoupés de quelques Italiens, des Québécois «de souche» et des immigrants venus d’autres coins du globe.

Depuis le 28 juin, n’essayez pas de sortir pour dîner dans le Petit Maghreb, tout est fermé sauf une pizzeria italienne. On se prépare pour le soir: au coucher du soleil, le festin remplace le jeûne.

La rue Jean-Talon Est change complètement à partir de 19 h. Les pâtissiers, boulangers, bouchers et autres restaurateurs se remplissent de clients, qui font parfois la queue jusque dehors.

Puis, entre 21 h 30 et 22 h, la foule se déplace dans les nombreux cafés algériens et marocains qui forment le cœur du Petit Maghreb. Ce n’est pas tout à fait la fête – il n’y a pas d’alcool –, mais on dirait que tout le quartier s’y rend pour jaser.

«Ça commence à se remplir vers 21 h 30, et les gens restent souvent jusqu’à 3 h du matin. Ça fait une belle ambiance», affirme Ahmed Sekid, le propriétaire du Café Grill Mondial.

Le mois des profits

Le ramadan est un mois de jeûne. Les musulmans ne peuvent ni boire ni manger entre le lever et le coucher du soleil. Pourtant, les profits sont en forte hausse pour plusieurs commerçants de la rue Jean-Talon.

«C’est maintenant qu’on fait tout notre argent. Les autres mois, c’est mort», affirme­­ Smail Chaouchi, propriétaire de la pâtisserie française et algérienne Les Trésors sucrés.

Un imam s’inquiète

Cette ambiance festive ne plaît pas à tous. Pour Fouad (qui préfère ne donner que son prénom), imam remplaçant à la mosquée Dar al-Arkam, le repas du soir devient parfois trop grandiose pendant le ramadan.

«Le prophète Mahomet a dit que le pire réceptacle à remplir, c’est son ventre. Il devrait toujours être rempli d’un tiers de nourriture et d’un tiers d’eau, et laisser un tiers vide», affirme-t-il.

«Pendant le ramadan, on se prive de choses qui sont permises pour qu’ensuite, ce soit plus facile d’éviter les choses qui ne le sont pas. Il y a beaucoup de musulmans qui oublient ça», ajoute l’imam.

Dans les cafés, certains clients déplorent aussi le manque d’originalité du quartier.

«Il n’y a rien de bien extraordinaire, c’est assez semblable partout. Mais il y a quelque chose de traditionnel, ce qui est bien», affirme l’un des clients.

N’empêche, chacun a son café favori et les terrasses sont toutes pleines le soir.

Le ramadan prendra fin le 29 juillet avec la fête de l’Eid al-Fitr.

 
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