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Pierre-Alexandre Parenteau

«Je suis à la bonne place, au bon moment» – Pierre-Alexandre Parenteau

Heureux d’endosser le chandail du Canadien

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photo courtoisie Le chandail numéro 15 de Pierre-Alexandre Parenteau s’est vendu 6000 $ à l’encan de son tournoi de golf, à Moncton, dans le but de venir en aide à l’hôpital pour enfants IWK.

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Après avoir roulé sa bosse aux quatre coins de l’Amérique, avec des escales dans 13 villes depuis le début de sa carrière, Pierre-Alexandre Parenteau rentre enfin à la maison.

La nouvelle acquisition du Canadien a emménagé vendredi dans sa toute nouvelle résidence de la Rive-Sud, où il espère y accrocher son chapeau pour la balance de sa carrière.

«J’ai 31 ans, c’est le temps de revenir chez nous après un très long détour, rappelle celui qui a quitté le nid familial il y a déjà 15 ans. J’espère que c’est mon dernier arrêt. J’ai toujours voulu jouer pour le Canadien et gagner à Montréal. Alors me voici. C’est à moi d’y voir maintenant.»

Au septième ciel

Obtenu de l’Avalanche du Colorado en retour de Daniel Brière le 30 juin, Parenteau savoure chaque minute de sa nouvelle réalité.

«Je suis au septième ciel, ça me fait capoter, assure-t-il en riant. En fait, je traverse la plus belle période de ma vie, et le Canadien arrive au meilleur moment dans ma carrière. Je le savoure pleinement.»

L’été 2014 sera marquant pour Parenteau. Sur le plan personnel, il s’est marié (avec Elsa Wedge) samedi dernier à Shédiac au Nouveau-Brunswick et trois jours plus tard, il tenait son premier tournoi de golf à Moncton dans le but de venir en aide à l’hôpital pour enfants IWK.

«Nous avons récolté 36 000 $ pour les enfants. Ma femme et moi en sommes très fiers.»

«Ajoutez à cela que la transaction m’a permis de m’installer dans ma nouvelle maison vendredi à Boucherville, que mes parents Murielle et Gilles auront l’opportunité de voir grandir mon fils Gabriel (1 an), que je pourrai me rapprocher de mon frère Guillaume et que, sur le plan professionnel, j’aurai l’opportunité de sauter sur la glace du Centre Bell avec un chandail du Canadien sur le dos. Je ne peux pas demander mieux de la vie»

Un défi à sa hauteur

Parenteau, qui endossera le chandail numéro 15 à Montréal, se sent d’attaque pour relever un nouveau défi.

«Même si j’ai une résidence d’été à Moncton (d’où est originaire sa femme), je viens m’établir très tôt à Montréal pour mieux m’entraîner. Je veux être au sommet de ma forme pour le camp. J’ai subi des blessures aux deux genoux l’an dernier, mais tout est entré dans l’ordre maintenant. Je serai prêt à aider l’équipe dès le début, je vous l’assure.»

Le nouvel attaquant n’est nullement intimidé par la pression qui se rattache à la réalité d’un hockeyeur à Montréal, à plus forte raison lorsqu’il est Québécois.

«Tout ça arrive au moment où je suis bien outillé pour faire face à la pression d’une ville comme Montréal, dit-il. Ça m’aurait énervé à 24-25 ans, mais là, je dirais que ça m’excite. C’est stimulant. Je suis plus mature et j’ai vraiment l’impression que je suis à la bonne place, au bon moment. Le Canadien avait besoin d’attaque, d’expérience et de l’aide à l’aile droite. C’est exactement ce que j’amène ici»

Une saison de 30 buts ?

Parenteau est considéré comme un marqueur, lui qui a connu une saison de 20 buts à Long Island et une autre de 18 buts en seulement 48 matchs, la saison du lock-out en 2012-2013. L’an dernier au Colorado, sa production a toutefois chuté à 14 buts (en 55 matchs), en raison des blessures et d’une utilisation plus restreinte.

Malgré tout, plusieurs observateurs prétendent qu’il pourrait devenir un marqueur de 30 buts dans cette ligue si les conditions gagnantes sont réunies.

«Vous n’avez pas idée comment je suis prêt mentalement à contribuer offensivement pour le Canadien. Je veux que ça marche.»

Avec Desharnais et Pacioretty

Parenteau a discuté brièvement avec Michel Therrien et Marc Bergevin, sans vraiment établir des plans précis en vue de la prochaine saison. Il ignore avec qui il sera jumelé en 2014-2015.

Chose certaine, ses qualités de marqueur lui permettent de reluquer un poste au sein de l’un des deux premiers trios. Même que certains le verraient très bien à la droite de David Desharnais et de Max Pacioretty sur le premier trio.

«Je ne commencerai pas à embarquer dans ces histoires-là, répond-il. Je sais qu’à Montréal, les amateurs et les journalistes font et refont les trios tous les jours! C’est correct pour moi, mais en fin de compte, c’est le coach qui décide. Je jouerai là où il le décidera».

 

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